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Bugsy Malone - la critique

Voler, c’est mioche !

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- Durée : 1h36mn
- Date de reprise : 15 Avril 2009

Un vrai film de gangsters interprété uniquement par des gamins. Tel est le pari insensé d’Alan Parker dans ce long-métrage toujours sympathique, mais un peu vain.

L’argument : Fat Sam a pour rival Dandy Dan et sa bande qui possèdent l’arme absolue : une mitraillette lanceuse de crème.

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Notre avis : Venu tout droit du monde de la publicité, le jeune Alan Parker se lance dans l’aventure du long métrage avec ce scénario original au postulat totalement fou. Effectivement, sans jamais chercher aucune explication, l’intégralité du film est interprété par des gamins ou adolescents pré-pubères. Le but du cinéaste étant bien sûr de faire peu à peu oublier le très jeune âge des acteurs pour impliquer le spectateur dans une traditionnelle histoire de guerre des gangs. Situé dans les années 30 sur fond de grande dépression, Bugsy Malone est donc un hommage distancié aux glorieuses années d’Hollywood avec ses références aux films de gangsters de la Warner et aux comédies musicales kitsch de Busby Berkeley. Autant d’éléments que les cinéphiles apprécieront, même si l’intrigue peine à sortir des sentiers battus. Effectivement, une fois le procédé original posé, le scénario n’offre pas de grandes surprises. Certes, l’interprétation des jeunes acteurs est tout bonnement époustouflante de réalisme, mais l’ensemble souffre d’une histoire bien trop banale pour tenir la distance. On reste toutefois admiratif devant la maturité du jeune casting : non seulement le cinéaste a permis de découvrir Jodie Foster, à la présence déjà magnétique, mais également Scott Baio dans le rôle-titre (il a depuis tourné dans de nombreuses séries télévisées) et le formidable John Cassisi en parrain plus vrai que nature.

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On retiendra surtout de ce film étrange la naissance cinématographique de toute une équipe appelée à un grand destin : David Puttnam deviendra par la suite le père du renouveau du cinéma britannique des années 80, Michael Seresin et Peter Biziou seront les chefs opérateurs attitrés d’Alan Parker sur tous ses chefs d’oeuvre des années suivantes et le musicien Paul Williams a poursuivi une brillante carrière entamée avec Phantom of the Paradise (1974). Autant de talents naissants réunis ne permettent pas à Bugsy Malone d’être autre chose qu’un agréable divertissement, aussi mignon que parfaitement vain. Une expérience hors norme qu’il faut voir comme tel sans en attendre des trésors d’ingéniosité ou d’émotions.

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Virgile Dumez




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