Citizen Kane - la critique

Rose what ?

Le 3 août 2012

Orson Welles, garnement surdoué, investit l’usine à rêves d’Hollywood et y provoque un tremblement de terre.

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Vos avis

  • 25 janvier 2006, par minime

    Un monument du cinéma mondial, un chef d’œuvre absolu, un film qui mériterait que l’on invente la classification « 5 yeux », bref, n’en jetez plus, il faut voir Citizen Kane.

    Construit comme une pique contre le magnat de la presse William Randolph Hearst (qui a tenté de le censurer)), Citizen Kane a traversé les âges pour symboliser le rêve perdu du puissant, une fable lucide sur notre monde qui grandit en oubliant son âme.

    Que dire de plus sur le film que n’a pas dit Romain Rogier. Révéler ce qu’est « Rosebud » peut-être ? Non, ce serait vraiment trop bête.

    Alors, je me contente de plagier notre illustre critique : que les veinards qui n’ont pas encore vu le film s’y précipitent !

  • 18 avril 2012, par JIPI

    Charles Foster Kane s’éteint en solitaire dans un Xanadu Gothique surdimensionné bâti à l’image d’un Kublaï Khan décentralisé dans le nouveau monde.

    L’énigme Rosebud est en marche accompagnée d’une nécrologie faisant de ce magnat de la presse un détenteur de la totalité des combinaisons universelles de son temps. Fasciste, Démocrate, Communiste, Belliciste, Sympathisant nazi, volage, Philanthrope. Quantités d’opinions n’ayant qu’une seule image Charles Foster Kane clone de William Randoph Hearst le célèbre industriel multimillionnaire.

    Différents flashbacks nous montrent que l’homme à aussi de l’esprit. « Je ne vous fait pas de promesses, car je n’ai pas le temps de les tenir » ou bien encore « A quoi aimeriez vous ressembler ? A tout ce que vous détestez ».

    Le retrait brutal d’un cocon familial opère un branchement conditionnant une entame de vie nostalgique vengeresse d’ébats stoppés soudainement. La maison sous la neige ainsi que la luge d’un adolescent sont cruellement abandonnées en cours d’usages. Ce traumatisme d’adolescent élabore la construction d’un personnage déterminé, complexe rupté trop tôt d’un parcours séquentiel menant tranquillement par des jeux d’enfant de l’adolescence vers le monde des adultes.

    La démesure effrite peu à peu un homme ambitieux écrasé par son propre gigantisme, la voix ne porte plus, il faut presque hurler dans des pièces gigantesques pour se faire entendre, Kane ne maîtrise plus son espace.

    Tout est haut de plafond, infini en profondeur. Pris de folie il saccage soudainement en fin de vie le contenu d’une pièce représentant symboliquement tout ce qui a été matériellement conçus depuis son déracinement d’enfance pour ne sauvegarder que ce dôme sous la neige porteur de son dernier mot.

    Charles Foster Kane bâtit son empire sur un éclectisme psychologique faisant de lui un caméléon articulé par toutes les procédures politiques en vigueur. Récupérable au moins par un des composants de ses multiples facettes son parcours de départ élaboré de force fait de ce déraciné un goûteur universel anéanti par ses propres concepts.

    « Citizen Kane » considéré comme le meilleur film de tous les temps est une rivière de diamants innovatrices pour son époque. L’œuvre croule sous la charge. L’aspect terrifiant de Xanadu, les hauteurs alpestres des pièces, les profondeurs de champs, les miroirs, les raies de lumières dans la pénombre, etc... tout est neuf ce qui fait de Citizen Kane une œuvre plus référencée sur ses conceptions nouvelles que sur son traitement nécessitant une attention particulière. L’oeuvre est plus téchnique qu’émotionnelle.

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