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Tel père, tel fils

Cannes 2012 : Antiviral, ce qu’on pense du film du fils de Cronenberg

Le 21/05/2012

Un doublet Cronenberg pour Cannes, avant la diffusion de Cosmopolis du père, les festivaliers ont pu découvrir le premier long de son engeance, placé sous le signe de l’étrange et de la maladie morbide. Notre avis à chaud...

L’argument : Après avoir été infecté par un virus qui a tué la superstar Hannah Geist, Syd March se doit d’élucider le mystère entourant cette mort pour sauver sa propre vie.

Notre avis : On attendait avec curiosité et intérêt le premier long métrage du fils de David Cronenberg, 32 ans, et déjà deux courts à son actif. Et c’est dans la sélection Un Certain Regard que l’on a pu découvrir.
Le résultat donne dans le fantastique honorable, bien mis en boîte et plutôt prenant, n’était la comparaison avec l’œuvre de papa. On pourrait dire en étant bref que si toute la génétique cinématographique du père est là, notamment dans la thématique (les virus), il s’agit d’un Cronenberg aseptisé, en dépit des hémorragies, infection cutanées et autres pathologies déjà vues chez l’auteur de Scanners et de Frissons, parasites meurtriers. Ce qui pouvait paraître naguère novateur et provocateur semblera ici bien lisse, en dépit de séquences réussies (l’évasion de la clinique). Antiviral est donc un exercice de style qui laisse sur sa faim, et on attend de Brandon Cronenberg davantage de recul par rapport à la référence paternelle. Une oeuvre de jeunesse, par conséquent, mais parfaitement prometteuse...

Gérard Crespo


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