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Infernal affairs - la critique

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Note moyenne des internautes :

- Durée : 1h37mn

Casting en or et profondeur narrative : un polar très haut de gamme.

L’argument : Ming est une taupe dans la police de Hong-Kong, sous les ordres de Sam, patron des triades. Yan est un policier infiltré dans les triades depuis dix ans dont le seul lien avec la légitimité est son patron, le superintendant Wong. Ming et Yan sont fatigués de leur rôle et rêvent tous deux de reprendre le contrôle de leur destin. Ming en quête de rédemption, veut devenir "une bonne personne" alors que Yan, las de vivre dans l’ombre de la justice, voudrait pouvoir se retirer de cette double vie afin de devenir enfin un vrai policier.

Notre avis : C’est au moment même où le cinéma de Hong-Kong n’est plus que l’ombre de lui-même que surgit Infernal affairs, véritable choc au box-office hong-kongais en 2003. Pourtant, à première vue, le film est loin d’être original, le scénario renvoie directement au Hard boiled de John Woo (avec clin d’œil à l’appui), Tony Leung allant jusqu’à reprendre son rôle de flic infiltré dans les triades. Le casting en or, taillé pour le box-office, laisse présager une magnifique coquille... vide de sens et pourtant à l’arrivée Infernal affairs est un grand film, un de ces polars qui va incontestablement marquer le spectateur...
Doté d’un scénario parfaitement ciselé et d’une réalisation particulièrement efficace, c’est pourtant du côté des personnages que Infernal affairs fait la différence. En quelques scènes d’une rare maîtrise, les quatre rôles principaux sont immédiatement établis et leur ambivalence subtilement mise en exergue. Tony Leung et Andy Lau, deux faces d’un même personnage en quête de rédemption, pourtant destinés à s’affronter et à se détruire mutuellement, sont tous deux impressionnants de sobriété et c’est finalement dans leur gestuelle et leurs non-dits que se démêlent de nombreux éléments de l’intrigue. Pourtant ce sont bien les deux marionnettistes dans les coulisses qui, par leur jeu monumental, font de l’ombre au couple vedette... Eric Tsang et l’immense Anthony Wong se transforment dès leur premier passage à l’écran en véritable icônes. Deux manipulateurs chevronnés, maîtres de deux destins, qui jouent une immense partie d’échecs. La tension crescendo du métrage découle alors directement de cette profondeur narrative, jusqu’au final sec et percutant qui va en secouer plus d’un...
Comble pour le spectateur conquis, Infernal affairs deviendra rapidement une trilogie. Que l’histoire ait été écrite à l’origine du projet pour être une trilogie, ou que l’appât du gain (nous sommes tout de même à Hong-Kong) soit à l’origine de ce triptyque infernal, la question se révèle au final inutile tant les deux épisodes suivants accumuleront les qualités dans le seul but d’enrichir les thématiques et les enjeux existants tout en approfondissant les relations entre les personnages. Un véritable tour de force narratif qui malheureusement n’est pour l’instant pas programmé dans les salles françaises... Vous savez ce qu’il vous reste à faire...

Richard Vantielcke


Biographie

Andrew Lau & Alan Mak, le duo infernal

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Les avis des internautes

 

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Par busley

"Tueurs" Sorti sur les écrans hongkongais en 2002, Infernal Affairs se présente d’emblée comme un film charnière marquant le renouveau du film policier made in Hong Kong et agissant comme un électrochoc sur une industrie alors en déclin. Les réalisateurs Andrew Lau et Alan Mak y racontent le chassé croisé infernal entre deux hommes (Ming joué par la popstar Andy Lau et Yan incarné par le merveilleux Tony Leung), l’un officiant comme taupe dans la police au service de la mafia chinoise, et l’autre comme policier infiltré au sein d’une Triade. Chacun essaie (...)

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