Durée : 1h32mn
Sortie DVD & blu-ray : le 18 octobre 2011
L’un des films les plus scandaleux jamais sortis au cinéma cherche aujourd’hui un nouveau souffle dans la haute définition. L’a-t-il trouvé ?
L’argument : Quatre reporters disparaissent mystérieusement dans une région reculée d’Amérique du Sud après être entrés en contact avec une tribu cannibale. Une équipe part à leur recherche et découvre les images qui ont été tournées. Les images contiennent le terrible secret de leur disparition.
Le film :
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Indéniablement l’un des films les plus édités en DVD, avec des collectors multiples dans le monde entier, incluant même des gadgets pour certains marchés (si, si), chez nous une version intégrale 2 DVD avec un beau digipack avec fourreau en 2007... Cannibal Holocaust aurait rapporté des centaines de millions de dollars à ses producteurs depuis sa sortie scandaleuse au cinéma, en 1980 (81 chez nous). Aujourd’hui, une déferlante d’éditions HD débarquent sur la planète et la France suit le mouvement.
Cannibal Holocaust est donc l’un des premiers bis ritals à connaître les joies d’un support de haute qualité, à grand renfort de correcteur de bruit. On est à des années lumière de la pellicule d’origine, sorte de bobine super 8 infernale, mal rabibochée et prétendument récupérée dans la forêt amazonienne, après le massacre des reporters qui l’avaient mise en boîte dans la douleur et l’ultra gore.
Cet ancêtre du documenteur, qui inspira Le projet Blair Witch et Paranormal activity, qui provoqua l’ire des protecteurs des animaux pour ses massacres non simulés, et qui valu à son illustre réalisateur un procès pour meurtre (on accusa Deodato d’avoir filmé les trépas de ses comédiens, quel buzz !) n’en finit pas d’embellir avec le temps, comme pour se débarrasser de toute la crasse excrémentielle qui lui collait aux basques. La relecture technique nuit-elle au métrage d’origine ? Réponse plus bas...
La critique : ICI

LE BLU RAY :
Les suppléments :
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Extrêmement décevant pour les fans qui ont déjà largement contribué à la fortune de l’éditeur et des producteurs. On retrouve exactement les mêmes suppléments que sur le double collector DVD, à savoir un documentaire de 60mn, une interview d’un journaliste passionné de cinéma de genre, Julien Seveon (12mn), des scènes censurées assez hardcore, une conférence de presse de Deodato des années 2000, où le cinéaste, jovial, s’adresse en parfait français à son audience. Deux Bande-annonces.
Outre l’absence de nouveautés dans les bonus, on notera la suppression de la galerie de photos, un packaging franchement décevant (pour les collectionneurs, osons le mot, inutile !) et enfin une impossibilité d’accéder au menu pop up durant le visionnage des compléments. Ce qui est gênant.
L’image :
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Elle séduira sans aucun doute les plus jeunes et les spectateurs les moins vigilants, donnant l’impression de ressembler à de la vraie haute définition, mais à quel prix ! Si la luminosité a été levée et le contraste joliment accentué pour réinventer (!) les couleurs du film, l’audace passe mal quand il s’agit des abus de correcteur de bruit. L’effet Photoshop qui permet de débarrasser le front de toutes les vedettes de plus de 40 ans des signes du temps gomme ici les traits des acteurs, ce qui est particulièrement visible lors des gros plans.
Les plans modifiés qui s’apparentent à de la HD (il y en a quand même pas mal et c’est souvent très joli à voir) côtoient des approximations grossières et des plans irrécupérables (le générique sylvestre sur fond de musique mélancolique).
Le son :
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C’est dans la langue italienne, complètement bâtarde avec beaucoup de mauvais doublage, que le 5.1 DD a été proposé. Il offre des voix irrégulières, plus ou moins élevées en fonction des personnages et des instants. Le sublime score de Riz Ortolani n’a jamais été aussi puissant. Le mono français ne fait pas le poids à côté (le pire étant la piste mono anglaise qui est nasillarde), mais elle distille un charme d’authenticité dont ne dispose plus le 5.1.
