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Cassos - la critique

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L’écrivain de polar Philippe Carrèse réalise une comédie au micro budget qui sent bon les bonnes intentions mais qui échoue à s’imposer comme long de cinéma...

L’argument : Marc, un assureur de province, médiocre et psychorigide, rentre en contact avec le Milieu pour faire éliminer sa femme, insupportable matrone castratrice. Chauffeur occasionnel et improbable sur le casse minable d’une bijouterie, Marc est pris en pitié par Toulouse, truand de seconde zone qui, plus par mépris que par compassion, va lui montrer les ficelles du métier à travers plusieurs expériences sur le terrain. Pour Marc, cette série de rencontres et de péripéties s’avère être une révélation. Ce voyage initiatique nocturne lui permettra d’appréhender son potentiel de tueur... toujours psychorigide et médiocre, mais en plus, à présent, dangereux !

JPEG Notre avis : Philippe Carrèse délaisse l’écriture noire pour un nouveau long métrage voué au cinéma cette fois-ci, après le téléfilm L’arche de babel. Celui qui écrit également des épisodes de Plus belle la vie dans son sanctuaire marseillais, se divertit avec une comédie nocturne, d’1h23, dont la chronologie, si on écarte la première scène du film, une prolepse nous annonçant la toute fin, suit la durée exacte de l’action. En l’occurence, on assiste aux premiers pas d’un assureur quinquagénaire (Didier Bénureau) dans le Milieu local, prêt à participer à un braquage pour s’offrir les services d’un tueur à gage et ainsi se débarrasser de sa marâtre d’épouse (Agnès Soral). L’idée de Carrèse est d’associer le Monsieur passe-partout, gentil gaffeur invétéré bouffé par son femme castratrice, à un vrai dur, méticuleux dans le protocole mafieux, pour une course au rire, qui passe par le verbal mais aussi les silences. Ce traitement narratif est finalement assez proche des tandem à la Veber ou des comédies américaines qui aiment se reposer sur des personnalités diamétralement opposées. Malheureusement, si les bonnes intentions sont patentes avec tout un tas d’éléments fantaisistes pour rythmer la cadence (les inserts temporels...), on reste circonspect quant à la gestion d’un budget très étroit qui ne permet à Cassos de se démarquer du tout-venant télévisuel. En quelque-sorte, on est étonné de le voir sortir en salle même si finalement la projection est loin d’avoir été laborieuse.

Frédéric Mignard


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