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Coffret Films et Droits de l’homme volume 1 - le test DVD

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- Sortie du coffret : 7 mars 2012

Un coffret indispensable qui permet de fêter dignement les 10 ans du Festival International du Film des Droits de l’homme en proposant six documentaires formidables sur des questions brûlantes.

L’argument :
- J’ai serré la main du diable (2004) : En avril 2004, pour le dixième anniversaire du génocide rwandais, le lieutenant-général Roméo Dallaire revient pour la première fois au Rwanda et affronte les souvenirs qui le hantent depuis une décennie. Mandaté par l’ONU en 1993, Dallaire a assisté, impuissant, au massacre de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en l’espace de quelques semaines…

- Des monstres qui dorment (2006) : À la fin de la guerre au Rwanda, qui a provoqué le génocide des Tutsis, un million de Hutus fuient le pays par peur des représailles et se réfugient à l’est du Zaïre. Parmi eux, de nombreux miliciens et militaires parviennent à franchir la frontière armés et à s’enfoncer dans la jungle. Un mouvement de guérilla émerge alors au sein des réfugiés…

- Business en Absurdistan (2007) : Le Turkménistan compte parmi les trois pays au monde les moins respectueux des droits humains. En menant l’enquête sur ce pays fermé, Arto Halonen et l’avocat Kevin Frazier s’intéressent à un élément central du régime : le Ruhnama. Pourquoi de nombreuses multinationales soutiennent cet État oppresseur en finançant la traduction de cet ouvrage prétendument saint ?...

- L’affaire Coca-Cola (2009) : Depuis 2002, en Colombie, plus de 470 leaders syndicaux travaillant dans des usines de sous-traitance ont été abattus par des milices paramilitaires dans des circonstances obscures. Parmi les compagnies concernées par ces assassinats se trouve l’un des emblèmes du capitalisme : le géant Coca-Cola…

- No comment : (2008) : Six ans après la fermeture du centre d’accueil de Sangatte, les migrants sont toujours aussi nombreux à Calais. Ils sont afghans, kurdes, palestiniens ou encore soudanais. Ils ont fui la guerre, les persécutions et la misère pour tenter de passer en Grande-Bretagne. En attendant leur opportunité, ils survivent grâce aux associations locales…

- Toute ma vie (en prison) (2008) : Le 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal, journaliste révolutionnaire et militant des Black Panthers, était arrêté à Philadelphie pour le meurtre d’un policier. Le même jour naissait William Francome, en Grande-Bretagne. Marqué par cette coïncidence depuis son enfance, le jeune homme entreprend un voyage à la rencontre de l’homme qui a toujours clamé son innocence…

Notre avis : Formidable initiative que d’avoir réuni ces oeuvres documentaires dont peu furent diffusées en dehors des festivals, leur donnant ainsi une visibilité inespérée. Les trois DVD proposent ainsi deux films sur chaque galette, avec à chaque fois une thématique bien précise. Le premier disque revient notamment sur la tragédie du Rwanda, avec la présence de l’indispensable J’ai serré la main du diable, unanimement considéré comme un documentaire exemplaire. La deuxième galette s’intéresse bien plus à la mondialisation et notamment aux agissements des grandes multinationales afin de favoriser leurs intérêts dans des régions du monde défavorisées. Là encore, les deux documentaires ont de quoi scandaliser. Enfin, le troisième et dernier DVD s’intéresse plus précisément à l’immigration et au racisme à travers un documentaire indispensable sur les migrants de Calais et le brûlot de Marc Evans Toute ma vie (en prison) qui milite contre la peine de mort aux Etats-Unis. A noter que seul ce dernier film a eu les honneurs d’une sortie en salles dans l’hexagone.

- J’ai serré la main du diable : La critique Ici
- Des monstres qui dorment : La critique ICI
- Toute ma vie (en prison) : La critique ici
- L’affaire Coca-Cola : La critique ici
- No comment : La critique ici
- Business en Absurdistan : La critique ici

Les suppléments :
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Aucun supplément à l’horizon, mais on peut déjà considérer que la présence de six films passionnants pour une trentaine d’euros se suffit à elle-même.

Image :

Elle est évidemment variable en fonction des films et des documents d’archive présentés. Elle ne souffre en tout cas d’aucun problème de compression et la définition demeure de très bonne tenue. Encore une fois, tout dépend de la date des images présentées ici.

Son :

On n’est évidemment pas dans l’esbroufe avec des pistes sonores qui sont pour la plupart de simples stéréo qui mettent judicieusement en avant les voix des témoins lors des entretiens. Seule L’affaire Coca-Cola a droit à une piste 5.1 qui permet une meilleure immersion dans le documentaire. Là encore, ce n’est pas vraiment le but recherché ici.

Virgile Dumez




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