David Lynch

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David Lynch ou la traversée des apparences

Cinéaste culte, David Lynch est un auteur mystérieux, dont l’inspiration très personnelle fascine de nombreux fans à travers le monde.

En 1976 débarque sur les écrans un film hors du commun : Eraserhead, (Labyrinth man). Glauque, cauchemardesque, déroutant, dérangeant... Lynch vient de faire son entrée dans le cinéma. Aux Etats-Unis, les fans d’Eraserhead se reconnaissent grâce à leurs tee-shirt : I saw it (je l’ai vu). Le bruit court que Kubrick a déclaré que c’est le seul film qu’il aurait aimé réaliser. Un premier film qui crée donc la légende qui ne va cesser de bruire autour de Lynch ; c’est alors un homme jeune (né en 1947). Originaire du Montana (Etat agricole du nord-ouest des Etats-Unis), il a étudié les beaux-arts et le cinéma, a réalisé des courts métrages où se révélait déjà l’univers si personnel que l’on découvre dans Eraserhead. La force de cet univers va être une constante dans tous les films de Lynch - aussi bien ceux, plus "commerciaux", où il a une moins grande liberté créatrice, comme The elephant man dont Mel Brooks, impressionné par son style, lui confie la réalisation en 1981. Le film, lui aussi en noir et blanc, propulse définitivement Lynch en haut de l’affiche : huit nominations aux Oscars... Le réalisateur se laisse alors convaincre de s’aventurer dans l’adaptation de Dune, roman de SF culte. Echec pour ce troisième long métrage que Lynch renie car il n’a pas eu le final cut.
Remis de cet échec, il tourne, en 1986, un film plus personnel Blue velvet avec Isabella Rosselini. Lynch place souvent ses histoires dans un cadre trompeusement rassurant, un cadre normal, très quotidien, terre-à-terre, ici la petite ville de Lumberton, pour y faire surgir l’étrange dans le quotidien, ce que l’on pourrait appeler "le côté sombre du rêve américain". Derrière les façades pimpantes et les jardinets soignés de ces petites villes provinciales se cachent des drames sanglants, des chantages et des oreilles coupées.
Sailor et Lula en 1990 remporte une Palme d’or très contestée à Cannes. Mais c’est avec la série télévisée Twins Peaks que Lynch devient véritablement un réalisateur culte. Comme dans Blue velvet, le décor ne laisse rien transparaître de la folie ambiante. Les lycéennes blondes et naïves se révèlent être de grandes schizophrènes. Les bons pères de famille, incestueux, etc. Il y a un côté "traversée des apparences" dans beaucoup de ses films : les choses ne sont pas vraiment ce qu’elles semblent être, ne nous arrêtons pas à la surface. Lynch utilise énormément le dédoublement et la permutation : une femme blonde, et une brune ; parfois, ce sont les mêmes, comme dans Lost highway. Ailleurs, elles seront comme des reflets inversés, l’une mystérieuse, amnésique, tourmentée et passive, l’autre gaie, active et ingénue : Dorothy/Sandy, dans Blue velvet Rita/Betty, dans Mulholland Drive. Capable de filmer avec autant de talent les méandres de l’âme humaine (Lost highway), les dysfonctionnement d’une société lisse que les tribulations d’un vieillard sur son tracteur Une histoire vraie), Lynch fait oublier rapidement le ratage de Dune. Mulholland Drive, schizophrénique et inquiétant, n’a pas fini de susciter les interrogations que Lynch revient nous fasciner avec un film encore plus labyrinthique et torturé, INLAND EMPIRE.

Filmographie

- Eraserhead, 1976
- The elephant man (1980)
- Dune (1984)
- Blue velvet (1986)
- Sailor et Lula (Wild at heart, 1990)
- Twin Peaks fire walk with me (1992)
- Lost highway (1997)
- Une histoire vraie (The straight story, 1999)
- Mulholland drive (2001)
- INLAND EMPIRE (2006)

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