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Destination finale 5 - la critique

Destination finale 5 : Salope de mort !

Note moyenne des internautes :


- Durée : 1h53mn
- Titre original : Final destination 5

Du niveau des deux premiers volets : fun, douloureux et jouissif ! Un grand cru.

L’argument : Dans ce cinquième épisode, la Mort est toujours aussi omniprésente et se déchaîne après qu’un homme soit victime d’une terrible prémonition, laquelle permet de sauver ses collègues de l’effondrement d’un pont suspendu. Ce groupe d’âmes innocentes n’était pas supposé survivre, et, dans une course terrifiante contre le temps, ces malheureux tentent frénétiquement de trouver le moyen d’échapper au sinistre agenda de la Mort.

Notre avis : C’est un peu toujours pareil, depuis 10 ans, chaque Destination finale calque son scénario sur le matériau d’origine : on présente en 5 minutes une poignée de personnages juvéniles, puis on le précipite dans une catastrophe aussi spectaculaire que mortelle, qui s’avère être un flash-forward, une vision que l’auteur va essayer de corriger pour échapper à sa mort inéluctable et à celle de ses amis. Pas de bol, à chaque fois, la faucheuse réclame son dû et, sous la forme d’accidents tordus, récupère tous ceux qui ont essayé de lui échapper...
La routine se fait lourdement ressentir lors des premières minutes du 5e volet. Cette longue franchise du macabre démarre son cinquième épisode comme toutes les autres, peut-être même de manière un peu plus molle. Après un générique 100% 3D qui arrache, on attend donc d’arriver à l’argument promotionnel de l’affiche et de la bande-annonce : l’ouverture sur un gigantesque pont qui cède au pire moment.
La scène catastrophe dure environ 6 minutes, pas plus, et rejoint largement le carambolage du deuxième épisode dans son côté spectaculaire. Même si la mise en place des indices est plus anodine ("Watch your step", peut-on lire à l’entrée du bus qui transporte les jeunes gens vers l’effroyable tragédie), une fois la machine infernale démarrée, plus de retour en arrière possible. Le pont devient une véritable machine à tuer avec un enchaînement de désastres réellement gore et une 3D qui justifie enfin qu’on subisse le poids des lunettes pendant 1h50. Corps découpés, empalement sur le mat d’un petit voilier, tripes à l’air, coulée de goudron sur un corps qui en perd sa peau au passage... Les six minutes vertigineuses sont portées par des effets spéciaux spectaculaires avec peu de ratés. Il se passe alors tellement de choses que forcément, avec un budget de série B, on ne peut pas non plus recréer Avatar pour lequel Steven Quale, ici derrière la caméra, a servi comme réalisateur de la 2e équipe, mais l’effet de spectaculaire est garanti.
Les sempiternelles scènes chez les flics et d’enterrement passées, on peut alors se réjouir de la dissipation totale de l’ennui, pour peu qu’on se satisfasse d’une routine meurtrière comme seul fil conducteur de l’intrigue. La mécanique est comme toujours implacable, chaque séquence où la Mort prend sa revanche étant judicieusement préparée. La mise en place des éléments potentiellement tranchants est douloureuse. Il se passe autant de choses dans notre esprit, amené à imaginer le pire, qu’à l’écran. Et pourtant, là encore, ce qui fait de cette nouvelle déclinaison des Destination finale un numéro d’un grand cru, c’est la cruauté absolue des massacres. La bande-annonce évoque le pied d’une gymnaste qui, le long d’une poutre, va atterrir sur un clou ? Que dalle par rapport à l’effet domino qui va suivre... Vous avez aperçu la séance d’acupuncture renversante dans le trailer ? La suite de la scène, pour ne pas trop en dire, est bien plus "écrasante" que cela.
La mécanique infernale d’une saga qui se veut toujours plus sadique et sensationnelle fonctionne toujours autant, en tout cas, mieux que lors des deux précédents morceaux, où le casting était plus tape à l’oeil. Moins pestes, moins musclés, et donc plus humains, les jeunes gens de ce nouvel épisode nous renvoie plutôt à l’époque des Scream, dont le premier volet de la saga des Destination finale servait d’ersatz original. On y pense au gré des rebondissements finaux qui essaient d’insuffler un souffle d’originalité à la série, allant jusqu’à clore le métrage en référence directe aux premiers films. La fin est tout simplement épatante, servant a priori de ponctuation définitive à la saga et nous faisant jubiler autant que lors de l’ultime rebondissement de Fast and furious 5. Bref, on serait presque partant pour un 6e épisode. Vu le succès américain (33M$ en 11 jours, alors que Conan rame autour des 11M$ en 4 jours), tout est encore possible.

Première affiche :ICI

Deuxième affiche : ICI

Frédéric Mignard

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Les avis des internautes

 

> Destination finale 5 - la critique

Par roger w

Conçu comme le dernier épisode de la franchise par un astucieux retour au premier opus, ce cinquième volet est aussi l’un des plus réussis. Tous les meurtres font mal et utilisent la technologie 3D avec bonheur. Enfin un long métrage qui justifie pleinement sa vision en relief. Du très bon boulot, fun comme le fut l’année dernière le Piranha d’Aja.

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