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Du jour au lendemain

Les variations Poelvoorde

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Note moyenne des internautes :

- Durée : 1h33mn

Les tribulations d’un Benoît Poelvoorde "heureux malgré lui" dans une comédie menée tambour battant.

L’argument : La vie est bien ingrate pour François Berthier : un chien hurle toute la nuit et l’empêche de dormir, la machine a café lui explose au visage, il pleut, le chef de bureau à la banque l’humilie et le menace de renvoi. Et puis, du jour au lendemain, tout ce qui était violent ou pénible se transforme comme par miracle. Que se passe-t-il ? Pourquoi le monde devient-il si brusquement doux et enchanteur ? C’est l’énigme que va essayer de résoudre François.

Notre avis : Cartoon social. Le terme, utilisé par Albert Dupontel pour définir Enfermé dehors, pourrait tout aussi bien s’appliquer à Du jour au lendemain qui fait preuve d’un formidable sens de la répétition et de l’à-propos social. Plus Matt Groening que Tex Avery.
Le film commence de manière joliment déglinguée. Des plans d’une cité-dortoir où se déchaînent, comme une mécanique trop bien huilée, les menus détails d’un quotidien avarié. Une sorte de métro-boulot-dodo du poissard. Cet amusant préambule va servir de matrice à la suite du métrage. Répétant à l’infini les mêmes situations (avec Un jour sans fin [1] comme référence évidente), Philippe Le Guay n’a pas son pareil pour introduire de subtils décalages, ces petits riens qui peuvent faire de notre vie un enfer. Ou inversement.
La mise en scène, sans éclat, est tout à fait fonctionnelle, se servant des plans larges pour inscrire ses personnages dans des espaces démesurés, presque intimidant. Soutenu par un Benoît Poelvoorde en grande forme, géniale victime des circonstances, le film parvient à être drôle sur tout sa longueur, sans réelle baisse de tension. Un exploit suffisamment rare dans le paysage cinématographique français pour être signalé. Ce rythme alerte est aussi la faiblesse d’une narration qui privilégie les micro-gags (comme autant de saynètes humoristiques) à la construction d’un ensemble harmonieux. Décidemment, on en revient aux cartoons qui, d’une situation donnée, ne cesse d’en décliner les possibilités comiques. C’est leur génie et leur limite.
Mais qu’importe, serait-on tenté de dire, Du jour au lendemain est jouissif dans ce qu’il nous raconte, dans sa manière de prendre sa revanche, délicieusement puérile, sur les injustices du quotidien. Un grand poète à dit que le bonheur, c’est mieux que la vie [2]. Ces "variations Poelvoorde" nous livrent une réponse plus contrastée, et surtout bien plus divertissante.

Julien Elalouf

[1] Harold Ramis, 1993

[2] Claude Lelouch, dans sa déjà-culte saga Le genre humain



Biographie

Philippe Le Guay - notes biographiques

Quelques informations sur Philippe Le Guay.

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Les avis des internautes

 

> Du jour au lendemain

Par Jujulcactus

Scénario un brin particulier pour une comédie française non moins particulière. Un homme malchanceux (Benoît Poelvoorde) au quotidien peu recommandable (période de licenciement et de divorce ...) se retrouve, du jour au lendemain, dans une vie quasi-rêvée... Le film se base sur une construction très singulière, répétant en boucle les mêmes situations mais avec un petit décalage qui à chaque fois donne tout son sens et sa saveur... Tout lui sourit, mais l’homme commence à se poser des questions, un peu comme Truman dans « The Truman show », sur la réalité du monde qui (...)

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