Un retour au casting originel plutôt bien roulé, malgré un script peu inspiré et un manque d’envergure dans l’action.
L’argument : Un meurtre oblige Don Toretto, un ancien taulard en cavale, et l’agent Brian O’Conner à revenir à L.A. où leur querelle se rallume. Mais confrontés à un ennemi commun, ils sont contraints à former une alliance incertaine s’ils espèrent parvenir à déjouer ses plans. De l’attaque de convoi aux glissades de précision qui les mèneront hors de leurs propres frontières, les deux hommes trouveront le meilleur moyen de prendre leur revanche : en poussant les limites de ce qui est faisable au volant d’un bolide
Notre avis : La grosse promo derrière le retour du casting originel du premier Fast and furious nous annonce un événement. Il n’en est rien. La franchise, qui n’a jamais vraiment démérité au box-office, mais qui avait perdu, les unes après les autres, toutes ses vedettes, pour finalement s’exiler à Tokyo lors d’un troisième volet rigolo, va sûrement connaître un regain d’intérêt dû à la nostalgie des ados mâles de la grande époque de la série. Pourtant ce tour de force, réunissant à nouveau Diesel, Walker, Rodriguez et Brewster, roule un peu au ralenti en raison d’un script peu mature qui hésite quant à la place à donner à chacun de ses protagonistes. Les deux mâles - qu’on est ravi de retrouver - se retrouvent dans la sempiternelle compétition virile flic/voyou tandis que chez les femmes, Rodriguez est vite dégommée par un roi de la drogue, et la jolie brune, Jordana Brewster, ne sert pour sa part absolument à rien, si ce n’est à pleurnicher (on ne la voit qu’une fois en femme forte, au volant d’une voiture tuning, dix secondes avant la fin !).

Scénaristiquement, la série n’a pas mûri d’un poil, contrairement au physique plus brut de ses comédiens qui représentent l’unique intérêt de ce reboot. Vin Diesel/Dom essaye de venger la mort de Rodriguez/Letty, tandis que Paul Walker/Brian doit coincer le magnat de la drogue qui l’a butée, mais dans le cadre de la légalité que lui impose son boulot de flic. Autant dire que le script est aussi léger que les mini jupes des bombasses croisées ici et là au gré du film (toutes adeptes de la soupe de langues entre filles, évidemment !), voire aussi vide que le cerveau des gangsters latinos que Vin Diesel et Paul Walker doivent infiltrer pour approcher de leur cible.
Pour finir, on n’oubliera pas de mentionner le vrai moteur du métrage, les courses poursuites sauvages qui ont fait de la saga une légende pour les amateurs de tuning. Au nombre de quatre, elles animent comme elles peuvent ce prétexte scénaristique, tout en restant un cran en-dessous de tout ce qu’on a bien pu voir précédemment. Si l’introduction avec le camion citerne fou, presque hors sujet dans l’histoire, comblera la demande de spectaculaire, le reste est de l’ordre de l’efficacité routinière. Justin Lin, le réalisateur, semble avoir mis la pédale douce sur les effets de vitesse incongrus et la surenchère façon Tokyo Drift (qu’il réalisa également) et Torque. Bref, on ne vous dira pas que c’est un bon spectacle, ce n’est pas le cas, mais, malgré ses nombreux ratés, Fast and furious 4 n’en demeure pas moins un divertissement stylé éminemment sympathique.
le box-office de Fast and furious 4 Les photos
