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Frédéric de Vençay

Bordeaux

Ses avis

 

Captive - Isabelle Huppert dans les mains du terrorisme, critique...

Par Frédéric de Vençay

Difficile de dégager le moindre point de vue, qu’il soit esthétique ou politique, dans cette interminable prise d’otage dans une nature tour à tour réaliste et animiste (la curieuse séquence foirée du perroquet géant). Mendoza, que l’on a pu connaître plus rageur et moins indolent, parvient à nous désintéresser presque totalement du sort de ses captifs, malgré la force des situations qu’il met en images (assaut d’un hôpital, mariages forcés, abandon des otages mourants...), mais pas "en scène" ou "en situation". Un étonnant (...)

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Confession d’un enfant du siècle - la critique

Par Frédéric de Vençay

La meilleure blague de l’année, qui fonctionnerait à fond si Verheyde ne se prenait pas tant au sérieux. D’une mollesse à toute épreuve, "Confession..." est une enfilade de séquences "Instagram" qui reprend, avec un manque d’imagination hallucinant, toute l’imagerie éculée d’un XIXe siècle fantasmé par notre époque (orgies débauchées et cotonneuses, errances dans une campagne bercée par le galop des chevaux et le pépiement les oiseaux...). Plus grave, le film entier est guidé par une série de fausses bonnes idées avec, en tête, celle de confier le rôle du (...)

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Magic Mike - la critique

Par Frédéric de Vençay

Là où "Magic Mike" est différent de "Sexy Dance", c’est que ses numéros musicaux n’en sont pas la fin mais les moyens d’accéder à autre chose : dénicher un peu de faillibilité dans ses corps trop taillés et trop parfaits. C’est pour cela que, malgré sa mise en scène toujours impeccablement glamour, les séquences "backstage" (corps fatigués en coulisses, artifices pour se faire gonfler les biscotos ou... le pénis) ou "off" (les longues plages de discussion entre Tatum et Cody Horn, superbement écrites) restent les plus intéressantes, soutenues par un casting qui (...)

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Jason Bourne : l’héritage - la critique

Par Frédéric de Vençay

Reprise sans faux pas majeur, mais sans nécessité non plus, de la franchise du trio Liman/Greengrass/Damon. Les deux derniers, surtout, avaient su laisser une empreinte durable sur la saga, jusqu’à influencer tout le cinéma d’action contemporain par sa réalisation et son montage sans répit (l’hallucinant "La Vengeance dans la peau", chef-d’oeuvre et sommet du genre). Gilroy, en scénariste et élève appliqué, reprend la recette avec savoir-faire mais sans rien lui apporter de nouveau. Résultat : un film qui fonctionne bien mais peine à trouver une identité propre, et (...)

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L’Etrange pouvoir de Norman - la critique

Par Frédéric de Vençay

Après "Coraline", le studio Laika est en train de se forger une belle réputation en temps de disette cinématographique, entre la perte d’inspiration de Pixar, la standardisation progressive de Dreamworks et les fatigants produits à la chaîne de Blue Sky. "ParaNorman" (gardons donc le titre original) parvient même à supplanter Tim Burton sur son propre terrain, investissant son univers (monde des morts, éloge de la marginalité, satire de l’Américain moyen et de la vie des suburbs) avec tout le mordant qu’il manque aujourd’hui au cinéaste à mèche folle. De mordant, (...)

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Les enfants loups, Ame & Yuki - la critique

Par Frédéric de Vençay

Le plus beau film d’animation de l’année, sans hésiter, et l’une des meilleures nouvelles qui nous soient arrivées de la japanimation depuis des lustres. Dans une veine fantastico-naturaliste qui pourra rappeler Miyazaki (et notamment "Mon voisin Totoro" et "Ponyo sur la falaise"), même si l’approche des deux réalisateurs est très différente, Hosoda maîtrise parfaitement les codes du conte. D’une délicatesse remarquable, à la fois hors du temps et d’une modernité absolue (la première partie en ville), le film creuse la piste d’un merveilleux (...)

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The We and the I - la critique du dernier Michel Gondry

Par Frédéric de Vençay

C’est sans doute l’un des films les plus intéressants et aboutis de Gondry, même si mon goût pour ses bricolages enfantins, souvent qualifiés (à tort) de superficiels, auront toujours ma préférence ("Eternal Sunshine", "Be kind rewind"...). Le réalisateur français orchestre une partie de ping-pong verbal d’un réalisme et d’une justesse sans faille, oscillant entre drôlerie, mélancolie et cruauté. Gondry fait ici la synthèse entre sa veine documentaire ("L’Epine dans le coeur") et son côté clippeur artisanal pour un résultat débordant de vitalité. Petit regret (...)

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Des hommes sans loi (Lawless) - la critique

Par Frédéric de Vençay

Traitement un peu dur pour ce néo-western au classicisme assumé, qui se suit sans grande passion mais avec plaisir. John Hillcoat est un artisan que l’on pourrait qualifier d’"honnête" ("La Route", déjà, était de l’excellent boulot), et ce goût du travail bien fait se retrouve jusque dans le sujet de son film : le commerce, illicite mais rondement mené, de ses bootleggers. Photo automnale, sobriété des cadrages et reprise des invariants du genre, tout est au service d’une vision du cinéma qu’on pourra qualifier de "passéiste", mais qui apporte une indéniable (...)

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Wrong - la critique

Par Frédéric de Vençay

Quentin Dupieux vient de réaliser son meilleur film, accomplissant ce qu’il avait partiellement raté dans "Rubber" : porter à l’écran la notion d’Absurde. Ici, le non-sens, comme rarement au cinéma, parasite tous les détails du film, au point que le scénario en apprivoise totalement la notion et trouve sa cohérence dans son incohérence même. Plus besoin, donc, de métaphores ou de mises en abyme à gros sabots, simplement de l’histoire minimale de Dolph et de son chien dans un monde qui marche sur la tête, grand délire kafkaïen (l’humour en plus) auquel on ne (...)

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La vie sans principe - la critique

Par Frédéric de Vençay

Pas d’accord avec cette critique. Certes, To ne fait pas dans la finesse, mais sa démarche est celle du satiriste, non du professeur de sciences économiques et sociales : alors il y a du détour par le film de genre, du scénario hénaurme tout en "hasards et coïncidences", de l’humour bien noir et bien sanglant... La mise en scène de To et son sens du rythme, d’une précision d’orfèvre, font le reste, quitte à transformer un banal champ-contrechamp (le dialogue entre la banquière et sa cliente est dément) en l’un des plus grands morceaux de bravoure à suspense (...)

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