Sortie du DVD : 1er février 2012
Adaptation plutôt réussie d’un célèbre manga, ce second volet de Gantz met la pédale douce sur l’action, mais propose des réponses convaincantes aux questions posées par l’épisode précédent. Divertissant.
L’argument : Des morts sont ramenés à la vie par une mystérieuse sphère noire, GANTZ, qui les somme de combattre d’étranges créatures pour racheter leur liberté. Moyennant 100 points, chaque participant peut gagner sa résurrection ou ressusciter un proche. Mais GANTZ, menacé de mourir, décide de complexifier encore les règles...
Notre avis : Après 20th Century Boys et Death note, c’est au tour du manga Gantz de faire l’objet d’une version live, scindée cette fois-ci en deux parties qui ont été tournées en même temps (six mois d’un long travail pour aboutir à plus de quatre heures de projection lorsque l’on enchaîne les deux métrages). Après la présentation des personnages et la mise en place d’une intrigue complexe et mystérieuse dans le premier volet édité en France au mois de septembre 2011 sous le titre Gantz, au commencement, le second opus se devait de conclure l’histoire de manière convaincante, notamment en répondant aux questions posées par le premier épisode. Mission en grande partie remplie par cette suite qui diffère toutefois de la première partie par son aspect plus intimiste.

Effectivement, après avoir résumé l’intrigue du premier opus en cinq minutes concises, mais suffisamment claires pour plonger le spectateur dans cet univers touffu sans le paumer, le cinéaste préfère axer son film sur les relations entre les personnages. Il développe ainsi l’histoire d’amour entre Kei Kurono et la jeune Tae Kojima, tout en traçant les grandes lignes d’une belle amitié virile entre le héros et son pote disparu à la fin du premier volet (mais revenu d’entre les morts). Les amateurs de baston et de film d’action pur et dur devront prendre leur mal en patience puisque la première séquence trépidante n’intervient qu’au bout d’une demi-heure. Il s’agit d’une excellente séquence d’un quart d’heure se situant dans le métro. Quelque part entre les affrontements urbains d’Highlander et les voltiges à la Matrix, la séquence met la pédale douce sur les effets spéciaux (pas de monstre impressionnant cette fois) pour se concentrer sur des combats au sabre plus physiques que pyrotechniques. Progressivement, les scénaristes prennent de plus en plus de liberté avec le manga d’origine et proposent même une histoire totalement originale qui parvient à convaincre le néophyte, au risque d’énerver les connaisseurs. Sans doute plus sentimental que le premier épisode, Gantz révolution risque de désappointer ceux qui s’ennuient dès qu’il se passe cinq minutes sans combat. Par contre, ceux qui pensent qu’il faut justement des personnages consistants et une intrigue bien charpentée pour profiter à plein des séquences d’action seront aux anges.

Malgré l’indéniable qualité du produit fini, on peut toutefois pointer du doigt le manque d’originalité d’une réalisation qui demeure trop sage (elle s’apparente à celle des trois 20th Century boys), alors même que le cinéaste parvient à créer une ambiance fantastique mystérieuse du plus bel effet. Malheureusement, il n’est pas aussi inspiré sur le plan formel et livre quelques plans foireux et des champs / contre-champs un peu trop téléphonés. Outre des effets spéciaux perfectibles, le film souffre également de quelques facilités d’écriture (phrase pontifiante sur les incessantes luttes entre humains) et de quelques passages trop naïfs (les deux amoureux sont bien niais). Heureusement, lors de ces moments en creux, la magnifique musique de Kenji Kawai en mode Avalon vient à la rescousse du cinéaste et permet de gommer en partie ces imperfections. Au final, Gantz révolution est un pur divertissement qui a le mérite de proposer un voyage ambitieux aux spectateurs, sans les prendre pour des imbéciles.
Le DVD :
Une édition correcte, mais le blu-ray semble bien plus attrayant.
Les suppléments :
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Alors que le blu-ray propose un making of d’une heure, les acquéreurs du DVD devront se contenter d’une version plus courte (20mn seulement) du même documentaire. L’éditeur a privilégié ici le passage du document qui traite de la conception de la séquence du métro. Si le module est agréable à suivre, on devra passer sur les entretiens promotionnels avec les acteurs, tous contents d’avoir participé à l’aventure… L’éditeur nous propose ensuite la bande annonce du film.
Image :
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Vu le caractère très récent du film, on est étonné de découvrir une copie assez pâle, où les couleurs semblent atténuées. De même, la définition est loin d’être irréprochable et les séquences nocturnes souffrent d’un grain un peu trop voyant. La version blu-ray doit être nettement supérieure…
Son :
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Le punch attendu n’est pas vraiment au rendez-vous. Effectivement, il faut monter le son pour profiter vraiment des éclats de rage des deux pistes sonores spatialisées (simple 5.1 en japonais, 5.1 DTS en français avec doublage correct). Une fois cette manipulation effectuée, les enceintes se répartissent les fusillades et les envolées musicales pompeuses harmonieusement. On aurait tout de même préféré découvrir le film en blu-ray, afin de s’immerger totalement dans l’univers sonore du long-métrage.