Lire notre entretien avec Eli Roth
Le deuxième long métrage d’un jeune réalisateur roublard qui ose mélanger la bonne chair à l’ultra violence sur un ton de comédie assez surprenant. Un spectacle volontairement con qui revendique la bourrine attitude.
L’argument : Deux étudiants américains partent s’adonner aux plaisirs de la chair en Europe. Avec Oli, un Islandais rencontré en chemin, ils décident de retarder leur départ pour Barcelone pour quelques jours de débauche en Slovaquie. Ce changement de programme les conduira au bout de l’horreur...
Notre avis : Cabin fever n’était pas une date dans l’histoire du genre horrifique. Pourtant, sa verve et le savoir-faire de son réalisateur lui avaient permis d’engranger plus de cent millions de dollars dans le monde entier, à l’issu de son exploitation en salles et en DVD. Enorme pour un premier film qui n’en avait coûté qu’un seul ! La gloire fut donc immédiate pour Eli Roth, son jeune cinéaste, qui s’est vite lié d’amitié avec un autre joyeux luron, Quentin Tarentino himself, s’il vous plaît ! Les deux potes, qui aiment bien les excès en tout genre, se sont mis au travail et nous ont concocté un long métrage visuellement féroce dont la principale qualité est d’aller jusqu’au bout de ses envies : L’auberge (titre québecois !
Drugs, sex, and gore ! Hostel relate la virée sexuelle de trois jeunes gens, dont deux Américains, partis baisouiller à travers l’Europe. Le pitch de départ est honnête sur ses intentions, cette production ne fera pas dans la dentelle ! Et effectivement, ça braille beaucoup, dans la limite du supportable, les trois potes aux zizis baladeurs ne faisant qu’un usage limité de leurs méninges. Bravant leurs préjugés sur l’Europe de l’Est, ils se rendent finalement en Slovaquie afin de savourer les plaisirs de la chair locale. Un détour mortel qui va les conduire dans une descente aux enfers où cette chair s’avère être pourrie et les corps démembrés, les chasseurs de donzelles se retrouvant piégés et torturés à mort. L’arroseur arrosé. Le prédateur n’étant pas forcément celui que l’on attendait.
Las de la comédie, le film s’oriente alors vers l’horreur extrême, une violence que peu de productions américaines se sont autorisées jusqu’à présent. Toutefois, le ton évite le glauque. Pour faire passer la pilule, Eli Roth, un vrai malin qui deviendra grand, se garde de singer l’atmosphère pesante propre aux productions européennes et asiatiques pour proposer un pop corn movie, avec ce que cela implique en invraisemblances, en moments d’héroïsme et en humour déplacé. Un vrai paradoxe pour un film qui se veut être une pierre angulaire dans l’histoire du gore américain et qui finalement n’est qu’une série B de plus dans un genre trop calibré pour échapper aux vilaines formules.
Finalement ce qui dérange le plus, ce n’est pas tant l’étalage de tripes, mais le ton festif et immature de l’œuvre, qui peut paraître déplacé. Réalisé par Amenabar, qui avait déjà mis en scène des séquences snuff dans son fameux Tesis, le film aurait terrifié et marqué les esprits. Mais avec Eli Roth derrière la caméra, il s’avère être un pur divertissement sur un sujet terrifiant ! Du voyeurisme mercantile tout à fait inoffensif.

Par Jeds
Amateurs de films gores-cracra-bien-dégueu, Hostel est fait pour vous. Côté scénario : Le scénario part d’un fait qui serait plus ou moins réel (je ne dirais rien d’autre pour l’effet de surprise). On suit les aventures de 3 potes qui vont visiter l’Europe de l’Est avec des envies placées en dessous de la ceinture. Puis, arrive le coup de pas-de-bol et une sorte de descente aux enfers pour ces pauvres mecs qui finalement sont plutôt sympathiques. Côté réalisation : On peut dire que le réalisateur (Eli Roth) ne fait pas dans la dentelle. Il s’est (...)
Par strangedays
HOSTEL Ce film, le second du réalisateur Eli Roth, aurait pu être un véritable chef d’oeuvre. Et ce n’est qu’ un film très moyen, croulant sous les clichés de serie B, où les filles ont forcément un 95C, les méchants des gueules plus que patibulaires, où les acteurs principaux, des "djeunz" sous testostérone, sont mignons comme tout, naïfs juste comme il faut et où le "théâtre des opérations" - c’est peu de le dire - est épouvantable à souhait (entre des no man’s land post nucléaires et une ville dont le pittoresque et le charme des habitants - les enfants (...)