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L’exécuteur vous salue bien

Le retour de Poubelle

- Durée : 1h35mn (VO), 1h07mn (VF)
- Titre original : La banda del trucido

Une suite au Clan des pourris de Lenzi, tristement réalisée, juste bonne à mettre en valeur le personnage de Poubelle de Tomas Milian. Pour aficionados seulement.

L’argument : Quand on s’appelle "Poubelle", les vieilles habitudes ont parfois la vie dure. Devenu un homme en apparence respectable, Marazzi (dit Monnezza) se retrouve impliqué malgré lui dans la guerre entre l’inspecteur Ghini et le truand Belli. Ce dernier lui force la main pour qu’il lui recommande un chauffeur pour un cambriolage. Il accepte avec la promesse bien utopique qu’il n’y aura aucun coup de feu. Pas de chance... ce sera un véritable carnage, et il n’est pas au bout de ses mauvaises surprises.

Notre avis : Exit Lenzi et les producteurs du Clan des pourris pour sa suite. Peu satisfait des dérapages comiques de ce succès public, ils abandonnèrent le projet, qui fut rattrapé par Stelvio Massi, un tâcheron de l’époque parmi les moins talentueux. Seuls liens avec le film original, le comédien Tomas Milian qui rempile dans le rôle comique de Poubelle, et le scénariste Dardano Sacchetti, venu pour écrire quelques numéros digressifs autour de son personnage culte. Des bases bien maigres pour retrouver la synergie du premier volet qui lui est supérieur en tous points.
Film malade à la recherche d’un script cohérent, de dialogues percutants et d’une intrigue palpitante, La banda del trucido déçoit sur tous ces éléments. Son scénario chétif manque cruellement de sens et d’intérêt. Toutes les scènes avec le personnage de Poubelle (Monnezza en VO) sont indépendantes au fil conducteur. Ses apartés avec son bébé et sa grosse comédienne de bonne femme (cinq minutes lui sont accordées sur son rôle de femme péteuse) donne lieu à des parenthèses comiques qui n’ont aucune raison d’être. Elles cassent le rythme de l’action qui a bien du mal à se mettre en place. Parallèlement, Massi a mis la pédale douce sur la violence et le spectaculaire offrant peu aux aficionados du genre, qui, s’ils trouveront toujours matière à un petit plaisir ludique coupable, risquent d’être fort désappointés.

Le DVD

Le(s) supplément(s) à ne pas manquer : L’éditeur propose en bonus la version italienne intégrale, inédite en France, en alternative au montage français charcuté d’une vingtaine de minutes. De plus, le film est agrémenté d’une interview unique mais contextuellement riche du scénariste Dardano Sachetti qui, pendant 23 minutes, revient entre autres sur les rapports conflictuels entre Luc Meranda et Tomas Milian, et ses relations avec le cinéaste Stelvio Massi. Concis, mais essentiel. Le reste des suppléments est illustratif : une bande annonce en VOSTF, des filmographies et une fiche technique complètent cette édition efficacement personnalisée.

Image & son : L’image fade manque de contraste et à plusieurs reprises de stabilité. Elle présente même un grain parfois disgracieux. Le son stéréo est pour sa part déséquilibré et manque de profondeur. Il n’en demeure pas moins acceptable.

Frédéric Mignard

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