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La leçon de piano - la critique

Cours particulier

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Note moyenne des internautes :

- Durée : 2h
- Titre original : The piano

Palme d’or en 1993, La leçon de piano aborde les affres de la passion avec une beauté rare.

L’argument : En Nouvelle-Zélande, au XIXe siècle, Ada, mère d’une petite Flora âgée de neuf ans, se voit contrainte de partir dans le bush pour accompagner son mari. Ada est muette. Son piano constitue sa seule véritable passion. Pourtant, son mari refuse de le conserver et le donne à un voisin illettré. Ne pouvant s’y résoudre, Ada va accepter, sur proposition de ce voisin, un jeu à double tranchant : qu’elle regagne le piano, touche par touche, en se soumettant à ses moindres désirs...

Notre avis : Quand l’intimité d’un couple devient une œuvre d’art... Durant toute sa filmographie, Jane Campion s’est efforcée d’offrir des rôles ambitieux à ses actrices. La leçon de piano n’échappe pas à la règle. Malgré son mutisme, Ada impose la volonté (et Holly Hunter son talent) d’un caractère fort, en contradiction totale avec les conventions de l’époque victorienne. Ces gestes hachés, seuls moyens de communication avec sa fille, se transforment en ballet lorsque ses doigts effleurent les touches de son piano. Ada dicte certes ses volontés, apposant au film un caractère féministe, mais elle n’en demeure pas moins une femme fragile qui se bat avec ses armes : le désir charnel, la passion et la fragilité. On ne peut éprouver en ce sens que de la compassion mêlée à du respect pour ce petit bout de femme, perdu entre l’amour de deux hommes.
Jane Campion ne réalise pas un pamphlet contre les conditions sévères de vie de la gent féminine à cette période. Elle se penche sur la naissance d’une passion dévorante, qui bouscule sans commune mesure l’ordre établi. Le piano devient un objet de partage, durant ce jeu érotique. Il ne s’agit plus de laisser les cordes vibrer à la place du cœur d’Ada. Cette dernière s’ouvre enfin au monde, symbole d’une émancipation révolutionnaire. Jane Campion revisite l’acte sexuel en caressant le corps de ses acteurs avec sa caméra. Rarement un contact charnel n’aura été aussi palpable qu’avec La leçon de piano. On ne peut rien faire d’autre que de se laisser bercer par la poésie de ce film.

Le DVD

Les suppléments : Une interview interminable de la réalisatrice (75 mn) que l’on aurait préféré entendre à l’occasion d’un commentaire audio. Car en dépit de la volubilité de Jane Campion, de sa passion pour ce film, cet entretien est tellement lourd dans sa mise en forme qu’il en devient soporifique voire irregardable. Dommage également qu’il n’y ait pas de piste audio isolée pour apprécier la composition de Michael Nyman, véritable maestro de l’émotion.

Image & son : On rattrapera la pauvreté, toute relative, des suppléments avec la qualité technique du DVD. Une image superbe qui rend hommage au travail du chef opérateur Stuart Dryburgh et un son qui retranscrit la moindre vibration du piano d’Ada.

Edgar Hourrière


Biographie

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Les avis des internautes

 

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Le milieu du dix-neuvième siècle. Une jeune européenne, Ada Mc Grath (Holly Hunter) se rend en Nouvelle Zélande, accompagnée de sa fille Flora (Anna Paquin) et de son inséparable piano. Ada est muette. Elle doit épouser un homme qu’elle ne connaît que par lettres, Alisdair Stewart (Sam Neill). Elle débarque sur une plage déserte. Lorsque son futur mari arrive le lendemain pour la chercher, accompagné d’indigènes, il refuse de faire apporter le piano. Désespérée, Ada demande à un ami de son mari, Georges Baines (Harvey Keitel) de le récupérer. Il finit par accepter et (...)

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