Durée : 1h40 min
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Une comédie colorée qui torpille allégrement l’hypocrisie ambiante en s’offrant un sans-faute côté casting.
L’argument : Un dîner, c’est la dictature de l’apparence : on se fait beau, on rit, on raconte, on frime, on partage souvenirs et projets. Les angoisses sont cachées sous l’humour et les chagrins étouffés par les éclats de rire. Et pour quelques heures, on y croit ! C’est ça le principal...
Si on a le bon code et que l’on respecte les autres, cordialité, hypocrisie, bonne humeur, on risque de passer une bonne soirée... Mais les masques tombent dès le chemin du retour.
Notre avis : Après le sacro-saint repas de famille de Noël (La Bûche), Danièle Thompson prend pour point d’ancrage de cette nouvelle comédie de moeurs sur les faux-semblants, le 22 juin, jour de la fête de la musique. Si le scénario peut paraître convenu sur le papier (un simple dîner entre amis et relations de travail met à nu les tensions conjugales et familiales), voire posséder son lot de stéréotypes (l’avocat arriviste, le cancérologue qui ne peut se résoudre à dire la vérité à ses patients), un montage audacieux, éclaté d’un bout à l’autre, et un casting savoureux et parfaitement homogène ont raison de toutes les réticences.

Qu’il est rare de trouver chaque acteur, du premier au dernier rôle, tant à sa place qu’en place, sans surjeu ni fausse note ! De Karin Viard, l’avocate sans scrupules qui tente de sauver son couple, dure au dehors, fragile en dedans, à Dany Boon, son mari dépressif et frustré, en passant par Marina Fois, impayable en gynéco catho qui n’a pas la langue dans sa poche, ou encore Laurent Stocker, César 2008 du meilleur espoir masculin qui confirme ici son talent de comique burlesque mâtiné d’un poète. Quant à Pierre Arditi et Patrick Chesnais, nul doute que leur numéro de rock endiablé restera dans les annales au même titre que celui cultissime de Jean-Pierre Darroussin et Catherine Frot dans Un air de famille.
Si Le code a changé s’affiche dès l’exposition (particulièrement réussie) comme une comédie, la réalisatrice persiste et signe dans le doux-amer. C’est ainsi que, le temps d’un dîner, le désarroi intérieur de chaque personnage se fait sentir de façon de plus en plus pressante, tandis que le véritable drame pointe le bout de son nez. Si la démarche est louable, le film perd un peu en intensité, du fait que nous sommes prévenus d’avance de la suite des évènements (l’accident, l’adultère...).
Dans ces circonstances, la fin apparaît comme une alternative logique au conte de fée. Ainsi, tout ne finit pas bien dans le meilleur des mondes, mais presque. Un "presque" qui ressemble aujourd’hui à la marque de fabrique de la réalisatrice.

Par SylvieC
Un Chef d’œuvre de Comédie ! Une comédie raffinée et truffée de vérités dans un univers très réaliste. Les acteurs jouent à merveille et nous donnent le top de leurs Performances. On rentre dans le film, on vit le film, comme si on était un autre invité... On passe du rire à l’émotion ... C’est un régal ! Et si on décortique, je crois que ce film ouvre aussi pas mal de réflexions sur les choses de la vie C’est un film épatant, bien écrit bien joué : A savourer avec délectation (...)