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Les quatre Fantastiques et le Surfeur d’Argent - édition blu-ray

Vague de paresse chez les super-héros

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- Durée : 1h32mn
- Titre original : Fantastic Four : rise of the Silver Surfer

Une grosse série B sans style et sans envergure dont la seule ambition est de divertir sur 1h30 top chrono. Maigre.

L’argument : Alors que le mariage de Mr Fantastic et de la Femme Invisible s’annonce comme l’événement de l’année, un mystérieux Surfer d’Argent surgit de l’espace et provoque d’étranges phénomènes sur la Terre. Rapidement, les 4 Fantastiques vont découvrir le dessein secret de cet être aux pouvoirs surprenants et la menace qu’il fait peser sur notre planète, mais ils vont aussi voir ressurgir leur ennemi juré... Face au danger, amis et ennemis vont devoir unir leurs forces comme jamais...

Notre avis : Vite torché (une durée de comédie d’1h30, alors que les films de super-héros durent entre 2h00 et 2h30) ; un scénario pas très étiré (il faut savoir aller à l’essentiel, surtout quand on n’a rien à raconter) ; pas très costaud au niveau des effets spéciaux (un quart d’entre eux font pâles figures face aux productions concurrentes), plutôt invisible au niveau de la psychologie (une légère réflexion sur le droit à la famille des "anormaux" et une obsession récurrente pour le mariage et le désir de finir sa vie dans les bras de sa dulcinée), les quatre pouvoirs des quatre Fantastiques n’apportent rien de bien spectaculaire au genre.
Si cette production Marvel se suit sans temps mort, elle laisse toujours cette désagréable sensation de gâchis. On se surprend à imaginer à maintes reprises ce à quoi cette adaptation du comic book de Stan Lee et de Jack Kirby aurait pu ressembler avec un grand nom derrière la caméra. Déjà aux commandes d’un premier volet bâclé, Tim Story, manque cruellement d’ambitions visuelles. Aussi, sa réalisation ne s’élève jamais au niveau des fulgurances de son quatuor. Il s’avère incapable d’installer une ambiance ou de donner une résonance particulière aux aventures de ses héros. Il filme des caractères lisses que l’on croirait issus d’une comédie quelconque, oubliant qu’il est aux commandes d’une institution. Mais voilà, les fanfaronnades de la Torche Humaine (Chris Evans) semblent plus intéresser le cinéaste que le cruel dilemme du Surfeur d’Argent, l’unique figure méritant ici nos égards. Il reproduit à l’identique les erreurs de l’original, fort du succès surprise que celui-ci remporta à sa sortie en 2005, refusant de donner à cette suite l’ampleur et l’envergure dont elle avait vraiment besoin pour installer la franchise dans la durée et la crédibilité. Une déception tout juste bonne à séduire les moins de 16 ans.


Le blu ray

Techniquement parfaite, cette édition s’offre quelques bonus en plus.

Les suppléments

L’on retrouve à peu près tous les bonus de l’édition DVD - déjà généreusement pourvue (à l‘exception de deux modules). On ne reviendra pas dessus pour mieux parcourir les spécificités de cette édition parallèle.
Parmi les modules supplémentaires, l’on remarquera les quatre minutes consacrées à la bande originale. On appréciera l’effort, même si cela demeure convenu et superficiel. Le document de douze minutes consacré aux maquillages du géant de pierre l’est également, mais n’en demeure pas moins charismatique. Les quinze minutes intitulées The cosmic power s’attachent aux effets spéciaux numériques, en particulier à ceux liés au surfeur d’argent. Très bavard.
Le reste des bonus inédits est essentiellement illustratif (deux jeux interactifs inintéressants, liens internet, galerie de photos, deux bandes annonces).

Image & son

L’édition DVD était déjà une édition de référence avec une image remarquable pour ce support. Elle s’avère ici encore supérieure dans sa netteté et sa définition de couleurs. Elle jouit d’un contraste pointu et offre une profondeur de champs qui compense notre déception quant à la réalisation classique de cette suite.
Le son casse la baraque en VO avec une piste DTS HD. Celle-ci clame sa puissance lors des scènes d’action, mais fait tout aussi bien étalage de sa bruyante omniprésence tout au long du métrage, sollicitant inlassablement les différentes enceintes. La piste DTS française est, certes, moins riche et moins puissante, mais elle fourmille de détails.

Frédéric Mignard