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Durée : 1h52mn
Titre original : Love and other drugs
Après un début qui tente de dépoussiérer la comédie romantique, le film s’embourbe à nouveau dans tous les clichés et les outrances d’un genre décidément en perdition. Au secours !
L’argument : New York, les années 90. Jamie est un jeune commercial redoutable dont l’assurance - et le physique avantageux - sévissent aussi bien auprès des femmes que dans l’univers implacable de l’industrie pharmaceutique où, entre antidépresseurs et dopants sexuels, il parvient finalement à tout vendre.
Mais il y a une personne qui semble insensible aux charmes de Jamie : Maggie. Une jeune femme très séduisante et furieusement indépendante qui, comme Jamie, fuit l’engagement émotionnel, mais pour des raisons très différentes. Elle est atteinte d’une maladie chronique et a décidé de vivre uniquement au jour le jour.
Malgré eux, ce qui devait être une histoire sans lendemain va alors s’intensifier. Tous deux vont bientôt voir leurs principes respectifs malmenés et devenir accros à la plus puissante des drogues qui soit : l’amour.

Notre avis : Sans doute en peine de renouveler un genre - la comédie romantique - dont les figures de style ont été trop galvaudées ces dernières années, les scénaristes américains ne cessent de vouloir le dépoussiérer en insufflant dans leurs scripts une bonne dose de cynisme et de sexe. C’est une fois de plus le cas avec ce Love et autres drogues qui, avec son affiche américaine plus que suggestive, nous vend du sexe décomplexé. Si la première demi-heure tient en effet ses promesses en matière de cynisme en nous présentant un personnage principal détestable, sorte de tombeur de ces dames uniquement intéressé par l’argent, le vent soufflera rapidement dans le sens inverse en revenant à des valeurs bien plus prudes dans une dernière heure qui sacrifie à tous les clichés du genre, y compris la course contre la montre du héros devant empêcher sa belle de se faire la malle. SPOILER ** On a même le droit à la sempiternelle maladie (ici Parkinson) qui touche l’héroïne et qui explique, in fine, son détachement envers les hommes qu’elle consomme. ** FIN DE SPOILER Il ne fait pas bon s’affirmer comme une femme libérée dans l’Amérique actuelle et tout ce petit monde entre donc rapidement dans le rang de la « normalité » après quelques atermoiements et de nombreux bâillements de la part des spectateurs (cela dure presque deux heures, tout de même).

De temps à autre dynamité par un humour vulgaire apporté par le frère du héros interprété par l’irritant Josh Gad, Love et autres drogues parvient à faire sourire de temps à autre et finit par séduire un minimum grâce à l’impeccable alchimie entre les deux interprètes principaux. Toujours justes, Anne Hathaway et Jake Gyllenhaal se sortent plutôt bien de la gageure qui consiste à rendre intéressant des personnages mal écrits et dépourvus de la moindre psychologie. A noter que ce pur produit de studio a été emballé par le yes man Edward Zwick. Certes, ce cinéaste mineur n’a jamais été un auteur brillant, mais du moins arrivait-il à produire de très belles images dans ses films les plus réussis (Légendes d’automne, Le dernier samouraï ou encore Blood diamond). Ici, comme paralysé par un genre qu’il n’avait plus abordé depuis 1986 (A propos d’hier soir), il s’efface totalement au point même de signer quelques-uns des gros plans les plus hideux de ces dernières années. Il vient en tout cas de se compromettre dans ce qui risque fort de rester comme son film le plus faible de la décennie écoulée.
La bande-annonce : ICI

Par Jujulcactus
Edward Zwick a essayé de renouveller la comédie romantique à l’américaine avec son « Love et autres drogues », l’initiative est intéressante mais pour le résultat on repassera... Pourtant le réalisateur c’est donné les moyens de ses ambitions, un duo de stars (Jake Gyllenhall et Anne Hathaway), des scènes décomplexées et la maladie de Parkinson sous le coude, mais le malheureux n’a su quoi en faire. Néanmoins le film part assez bien, centré sur un homme affectivement (ou sexuellement) instable, qui va rencontrer dans le cadre de son travail une charmante jeune (...)