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Meurtres à la St Valentin 3D - la critique + test DVD

La bonne pioche

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Note moyenne des internautes :

- Durée : 1h40mn
- Titre original : My bloody Valentine
- Sortie DVD : 10 novembre 2009
- Les photos

Mieux que le sanglant Vendredi 13, voici le samedi 14 saignant. Fun, gore et sexy, le résultat est diablement plus excitant !

L’argument : La petite ville minière de Harmony est secouée par un terrible drame : à cause d’une erreur du débutant Tom Hanniger, cinq mineurs trouvent la mort, et Harry Warden, le seul à en avoir réchappé, est plongé dans le coma. Son désir de vengeance l’amène pourtant à se réveiller au bout d’un an, le jour de la Saint-Valentin, et il tue vingt-deux personnes avant d’être lui-même abattu... Dix ans plus tard, Tom Hanniger revient dans la ville de Harmony, toujours hanté par son erreur aux conséquences dramatiques. Retrouvant son ancien amour Sarah, désormais mariée à son ami Axel devenu chef de la police, il espère pouvoir tirer un trait sur ce passé douloureux. Mais le passé est tenace et, alors que les meurtres se multiplient dans la ville, il devient évident que Harry Warden est de retour pour achever sa vengeance...

Notre avis : Fameux monteur spécialisé dans la série B et réalisateur notoire de DTV (des versions adolescentes de Dracula, ainsi que La voix des morts 2), Patrick Lussier passe à la vitesse supérieure avec le remake de Mortelle Saint-Valentin. Autant le dire tout de suite, le cinéaste tâcheron enterre le produit d’origine haut la main. Pour mémoire, le slasher initial, mis en chantier à la suite du carton de Vendredi 13 en 1981, était une œuvre d’exploitation sans le moindre intérêt ; l’Amérique y avait répondu plutôt favorablement alors que la France, peu amoureuse du genre, l’avait complètement ignorée.
© Metropolitan FilmExport Le version 2009, qui s’inscrit dans la grande veine hollywoodienne du « on n’a plus d’inspiration donc on copie » (à nous de rajouter, tout et n’importe quoi), entre le remake d’Halloween et celui de Vendredi 13, offre plus ou moins la même chose que le film de Marcus Nispel, pourtant, bon point pour My bloody Valentine, on ne s’emmerde jamais durant son jeu de massacre. Le cinéaste distille une bonne ambiance de série B avec des morts violentes, nombreuses et tourmentées (le tueur des mines pioche partout surtout là où ça fait mal !) et une musique efficace basée sur des thèmes entêtants. Sa réalisation tout à fait comestible est, cerise sur la tête coupée, animée par la 3D qui donne du style aux clichés inhérents au genre (script inexistant, personnages creux...). Un bonus qui a ses limites, on gagne en fun ce qu’on perd en précision dans les couleurs et en réalisme (les images et les effets gores baignent dans l’artificialité). En gros, c’est plus sympa qu’effrayant, comme le démontre une scène quasi d’anthologie stream, où une pouf est poursuivie (et massacrée) par le tueur revanchard, la foufoune à l’air pendant quelques minutes d’exhib gratuite. Cela ravira les amateurs de slasher, qui, faut-il le mentionner, sont des mateurs patentés.

- Les photos


Le DVD

Disponible en version simple, double collector ou blu-ray, le remake de Meurtres à la Saint Valentin ne démérite pas sur son home cinéma.

Les suppléments

L’édition simple est pingre : un lien internet et une bande-annonce, on n’appelle pas cela une section bonus ! La déception est réparée sur l’édition collector et ses deux disques ; elle propose ainsi la version 3D du métrage, quatre paires de lunettes et des petits suppléments sans prétention.
On commence par un commentaire audio loquace du réalisateur et de son scénariste qu’on retrouve ensuite dans un making-of de 8mn, dans lequel ils interviennent aux côtés des comédiens et du producteur. Tous ont bien digéré leur texte pour une featurette sans grand intérêt.
Deuxième module, Du sexe, du sang et des cris permet au concepteur des maquillages, Gary J. Tunnicliffe, de disséquer quelques unes de ses impressionnantes créations gore. Un supplément qui enrichira de ses explications tous les amateurs d’effets spéciaux sanguinolents. Un exercice simple et concis, donc particulièrement efficace. En revanche, la mention « sexe » du titre est purement racoleuse car JAMAIS abordée !
Viennent ensuite 15 scènes coupées, soit une vingtaine de minutes supplémentaires, essentiellement bavardes et sans grand intérêt. Seule la fin alternative qui propose une autre identité au tueur pourrait presque faire illusion, si elle n’était pas aussi courte. Un bêtisier et une intervention humoristique du comédien Tom Atkins clôturent la sélection de bonus plutôt pauvre.

Image

Présenté en version 2D ou sur un deuxième disque gonflé en 3D, Meurtres à la Saint Valentin 3D jouit d’un master de grande qualité. Le relief est palpable dès la version traditionnelle, les images offrant un parfait réceptacle aux effets. La profondeur de champ est de rigueur ; elle s’accompagne d’un contraste impeccable.
Concernant la version en relief, elle s’avère bien plus convaincante que de nombreux efforts récents dans le genre, même si l’on perd beaucoup dans le rendu des couleurs. Efficace.

Son

Metropolitan a, comme toujours, soigné les pistes sonores, jouant à fond la carte de l’efficacité. On évitera la piste française en 5.1 Dolby Digital qui diminue beaucoup l’ambiance générale. En revanche, la version originale en DD5.1 EX, réserve des moments de grande intensité sonore sur le DVD en 3D. La version 2D souffre d’un certain bruit de fond (effets de la BO ?) pas toujours agréable à l’oreille.

Frédéric Mignard


Les avis des internautes

 

> Meurtres à la St Valentin 3D - la critique

Par roger w

Le mot qui vient aussitôt à l’esprit est fun. Fun parce que Patrick Lussier donne aux fans ce qu’ils veulent voir : des femmes à poil poursuivies par un maniaque, du gore qui tache et un scénar peu développé, mais qui fait un minimum d’effet. Le tout est relevé par une 3D qui réserve quelques belles surprises. Vraiment cool.

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