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Mississippi burning - la critique

Kon Kon Klan

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Note moyenne des internautes :

Une dénonciation sans fard de l’intolérance dans le Sud des Etats-Unis. D’une belle efficacité, le spectacle manque parfois de nuances.

L’argument : En 1964, trois militants pour les droits civiques des noirs disparaissent mystérieusement. Ce sont deux agents du FBI qui sont chargés de l’affaire. Très vite, les questionnements et les méthodes d’intimidation d’Alan Ward et de Rupert Anderson dérangent, en particulier le Ku Klux Klan.

Notre avis : Venant tout juste d’achever le tournage d’Angel heart (1987) se situant déjà dans la communauté noire de la Nouvelle-Orléans, le cinéaste britannique Alan Parker reçoit le scénario de Chris Gerolmo intitulé Mississippi burning, script décrivant l’enquête menée par deux agents du FBI à la recherche de trois jeunes militants des droits civiques disparus dans des circonstances mystérieuses en 1964. Totalement passionné par cette intrigue basée sur des faits réels, Parker compte bien mêler l’efficacité d’un film hollywoodien à une dénonciation radicale du racisme ordinaire au sein de l’Etat du Mississippi. En très peu de temps, il arrive à réunir un casting hors pair pour un tournage rapide : Gene Hackman et Willem Dafoe sont excellents en agents du FBI parachutés dans une enquête qui les dépasse, mais on retiendra davantage l’accumulation de "gueules" de cinéma appelées à hanter pendant longtemps les séries B et les "films du terroir" ricains - de R. Lee Ermey à Michael Rooker en passant par Brad Dourif, ces habitués des rôles antipathiques font un extraordinaire numéro en adeptes du KKK.
Avec la ferme intention de convaincre le spectateur, Alan Parker enfonce le clou en abusant pour notre plus grand plaisir d’une superbe musique de Trevor Jones et en signant des plans esthétisants qui valurent à Peter Biziou l’Oscar de la meilleure photographie en 1989. Soulignant les terribles tensions qui déchirent cette petite communauté à l’aide de dialogues incisifs et de personnages intéressants, le réalisateur signe pourtant une œuvre non exempte de reproches. Effectivement, on peut regretter une certaine tendance au manichéisme avec cette description ininterrompue de gens du Sud complètement stupides opposés aux gens du Nord forcément plus justes et plus droits. Le plus grave vient de la quasi absence d’initiative du côté de la population noire, pourtant au cœur du débat, mais dont les quelques protagonistes ne sont que des figures fugitives finalement peu marquantes. Enfin, sans doute trop sûr de la force de son sujet, Parker n’arrive pas à maintenir la tension nécessaire durant toute la durée de son métrage, au montage pas toujours maîtrisé : on sent ainsi un essoufflement au bout d’une heure, avant de retrouver un intérêt certain dans la dernière demi-heure. Au final, Mississippi burning est un film souvent fort, très agréable à regarder, mais parfois maladroit dans sa démarche.

Virgile Dumez


Les avis des internautes

 

> Mississippi burning

Par lesbellesmanieres

Un très beau film d’Alan Paker qui dénonce avec violence et efficacité le racisme dans ses excès les plus inacceptables ...

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