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Moonwalker - la critique + test blu-ray

Michael Jackson dans les étoiles

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Note moyenne des internautes :


- Durée : 1h33mn

Projet farfelu mélange de clips de l’ère Bad, d’effets spéciaux eighties et de science-fiction adolescente à la Steven Spielberg, Moonwalker ressemble à tout sauf à un film cohérent.

L’argument : Sketches de science fiction et clips de la star dansante Michael Jackson s’enchaînent dans le décor du Chicago des années trente. Le truand Mr Big, symbole du mal, rêve de soumettre le monde en enchaînant la jeunesse à la drogue. Fort heureusement, Michael est là pour combattre cet odieux personnage. Une combinaison de ses plus célèbres vidéo-clips et de films rarissimes de l’époque des Jackson 5 et des extraits live pendant les Grammy. Avec la participation exceptionnelle d’entre autres Joe Pesci, Mick Jagger, Sean Lennon et Elizabeth Taylor.

Notre avis : Projet farfelu entièrement dédié à la démesure géniale de sa star, Moonwalker était un OVNI dans le paysage cinématographique de la fin des années 80. Moins un film qu’un patchwork de clips collés les uns après les autres (cf. la rétrospective à travers le temps de tous les hits de Jackson présentée en début de métrage), Moonwalker poussait le concept d’un album (Bad et ses 9 singles, sortis chez les disquaires plus d’un an auparavant) jusque dans les salles de cinéma, mais avec toute la maladresse opportuniste et égocentrique du plus célèbre des Jackson.
Comme pour assoir sa suprématie dans le domaine du clip vidéo depuis le Thriller de John Landis, un peu remise en question par la madone dans un autre genre plus provocateur, Jackson mélange archives de concert avec instants très "spontanés" de foules en délire (les jeunes femmes qui se pâment dans la fosse), colle ses nouveaux clips (Leave me alone et surtout le superbe Smooth criminal à la chorégraphie mythique) et s’autoparodie (la version "môme" du clip Bad, initialement réalisé par Martin Scorsese).
Mais pour justifier la présence de cette absurdité bordelique dans les salles de cinéma, il incorpore au métrage des séquences inédites pour raccorder les morceaux, une sorte de récit pré-adolescent au ton naïf des teen movies de science-fiction et d’aventure des années 80, dont Steven Spielberg et George Lucas s’étaient fait les chantres. Dans ces instants, Moonwlaker rappelle alors E.T. ou Star wars, mais également d’autres projets datés comme Explorers de Joe Dante ou encore Manhattan Project de Marshall Brickman.
L’aventure spatiotemporelle semble évidemment aujourd’hui irrésistiblement datée, avec ses effets spéciaux laser et les pâtes à modeler en mouvement (l’un des deux réalisateurs, Colin Chiver était un roi du trucage qui avait notamment bossé sur les trois premiers Superman). L’esprit de Roger Rabbit (production quasi contemporaine à Moonwalker) consistant à apposer deux univers (le réel et la fantaisie), est d’ailleurs particulièrement palpable pendant Speed demon et Leave me alone. On n’y voit plus un film, mais véritablement un vidéo-clip sophistiqué et ambitieux (l’autre co-réalisateur, Jerry Kramers était un clippeur phare de l’époque), qui dépasse les limites télévisuelles imposées par MTV. En tout cas, les fans de Jacko ne devront considérer l’expérience Moonwalker que comme tel et se satisferont de redécouvrir leur idole bien vivante, durant cette remarquable mise en image des chansons du meilleur album de l’artiste.
Les curieux qui voudront découvrir l’objet cinématographique risque bien de leur côté de n’y voir qu’un long-métrage particulièrement inconsistant, voire lassant, sans réelle trame ou objectif narratif. Dans tous les cas, c’est toujours mieux que l’autre expérience cinéma de Michael Jackson, le remake nanar du Magicien d’Oz de Sidney Lumet (1978), ressorti en salle en 1984, à l’apogée de la carrière de Jackson, installé définitivement au firmament.
Moonwalker, sorti dans les salles françaises pendant les fêtes de Noël, connut un joli succès et se classa 21ème du box-office annuel avec 1.1M d’entrées. La réciproque américaine n’a pas eu lieu, Moonwalker s’écrasa au B.O. américain.


Le blu-ray

Les suppléments

Il est intéressant de revoir la généreuse bande-annonce d’époque. Pour le reste, malgré le phénomène médiatique autour de la mort de Michael Jackson, on n’y trouvera rien d’autre, comme si la réputation de navet de Moonwalker l’avait une fois de plus rattrapé.

L’image

Film des années 80, Moonwalker ne bénéficie pas d’un transfert en haute-définition remarquable (le grain parfois est un peu marqué, la profondeur de champ est limitée et les noirs manquent de puissance). Toutefois, on se satisfera globalement de cette nouvelle approche qui permet par moment une netteté qui faisait défaut aux copies originales. La colorimétrie est plutôt appuyée, notamment pour satisfaire les exigences de l’esthétique des années 80 appuyée en lumières.

Le son

Le DTS HD Master audio (VO) est d’une belle clarté, mais on reprochera au résultat final le peu d’audace au niveau des arrière. Le 5.1 est sous-employé, notamment concernant le score original de l’artiste. A vrai dire, on rêvait de découvrir l’album Bad en 5.1, souhait aujourd’hui à moitié réalisé grâce à Warner.
A noter la présence d’une piste française en 2.0 bien faible. Michael Jackson y est de surcroît affublé d’une voix constamment dans l’erreur de casting.

Frédéric Mignard


Les avis des internautes

 

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Par Féline

Je tiens à rappeler que MOONWALKER a été le film musical le plus vendu de tous les temps ! (Bien sur, ce n’est pas du Bergman) ! C’est une histoire qui met en valeur des clips extraordinaires et légendaires du grand Michael Jackson et dont la fraîcheur ravira les jeunes et les moins jeunes qui ont gardé une âme d’enfant (je l’espère pour eux) ! Moonwalker est un petit trésor qu’on ne se lasse pas de regarder et où Michael Jackson est d’une beauté et d’un charisme époustouflants (...)

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