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New-York 1997 - la critique

The King of New York

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- Durée : 1h49mn
- Titre original : Escape from New York

Une référence dans la filmographie de John Carpenter qui a offert à Kurt Russel l’un de ses meilleurs rôles, celui de Snake Plissken.

L’argument : En 1997, Manhattan est devenu une immense île-prison ou trois millions de détenus sont organisés en bandes rivales. A la suite d’un attentat, l’avion du Président des Etats-Unis se crashe dans le pénitencier. Le chargé de sécurité Bob Hauk décide d’envoyer un prisonnier pour le récupérer. Ce détenu s’appelle Snake Plissken.
Lâché à l’intérieur, il doit se frayer un chemin en évitant les loubards et les cannibales qui peuplent Manhattan. Snake n’a que quelques heures pour récupérer le président, éviter un incident diplomatique catastrophique et surtout... désamorcer les mini-bombes qu’on lui a implantées dans le corps à son insu.

Notre avis : En ce début des années 1980, le cinéma américain commence à apprécier les antihéros. Dans ce contexte, le personnage de Snake Plissken tombe à point. Créé par John Carpenter, il reflète l’antihéros type, rebelle, révolté contre le système en place, et très personnaliste. Contrairement à ce que son image pourrait véhiculer, il a en lui des valeurs fortes, cachées sous une carapace.
Dans un New York carcéral apocalyptique à souhait, aux tons bleutés de la nuit, notre héros recherche un président, et une précieuse bande. Tous les personnages rencontrés sont volontairement bourrés de clichés. Voir le film qu’au premier degré nuirait à son appréciation.
Le casting est de tout premier ordre, à commencer par celui de Snake Plissken, interprété par un Kurt Russel impressionnant. Il l’avouera régulièrement, ce personnage fait partie des préférés de sa filmographie. Il reprendra d’ailleurs ce rôle dans Los Angeles 2013, suite très oubliable.
A ses côtés, une fantastique collection de personnages hauts en couleur, dont un certain président, Donald Pleasance, déjà complice de Carpenter dans Halloween, la nuit des masques, ou Le prince des ténèbres. Et que dire du « méchant » de l’histoire ? Le Duke, interprété par un Isaac Hayes torturé et bourré de tics. Rajoutez à cela Lee Van Cleef, la brute dans le film de Sergio Leone Le bon la brute et le truand, ainsi qu’Ernest Borgnine, et vous obtenez un casting impressionnant pour un film aux relents de série B luxueuse.
Pour accentuer l’efficacité de la réalisation, John Carpenter use, comme toujours dans les films qu’il réalise, de son talent de compositeur. Avec 3 notes, il parvient à imprégner le film d’une ambiance stressante et prenante.
Grâce à un scénario aussi habile qu’inventif, le spectateur est tenu en haleine de bout en bout. La séquence finale ne finira que d’enfoncer le clou. New York 1997 reste une référence dans les filmographies de John Carpenter et de Kurt Russel. Les effets spéciaux n’ont pas tant vieilli que cela, et cela permet d’apprécier aujourd’hui encore ce petit bijou du genre. Un must pour les aficionados d’anticipation et évidemment pour les fans de John Carpenter.

Philippe Jallet

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