Durée : 1h44mn
Sortie vidéo : le 23 Septembre 2010
Le chef d’oeuvre d’Herzog dans une version haute-définition de qualité éditée par Gaumont.
L’argument : A Wismar, les habitants meurent par centaines d’un mal présumé être la peste. Cette hécatombe est, en fait, l’oeuvre du vampire Dracula qui vient de s’établir dans une maison abandonnée de la ville. Personne ne peut enrayer l’épidémie, mais Lucy est prête à tout sacrifier pour venir à bout du monstre, au lever du jour...
Le film :
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Perle indéniable du cinéma d’auteur européen des années 70, cette coproduction franco-allemamnde, réalisée par l’auteur d’Aguirre avec le génial Klaus Kinski, est le remake du chef d’oeuvre de Murnau. Une relecture du mythe de Dracula qui, 30 ans après, fascine toujours autant. Le film est aujourd’hui proposé dans une version haute-définition de grande qualité. On redécouvre cette oeuvre inclassable au souffle morbide dans des conditions satisfaisantes. Un tel plaisir macabre fait presque froid dans le dos...
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Le test blu-ray ci-dessous

Les suppléments :
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Outre la superbe et originale bande-annonce d’époque (en HD !), forcément très rare, on apprécie les trois copieux documents inédits produits par Gaumont. Le premier « Voyage au pays de l’indicible » (37 mn) est un documentaire de Dominique Maillet, faisant intervenir d’anciens techniciens d’Herzog, Anne Demoulin, une spécialiste du cinéma allemand, et Serge Moati. Analyse, comparaison avec le film d’origine, anecdotes sur un tournage décrit comme très artisanal... On apprend énormément de choses. C’est un vrai beau cadeau pour les cinéphiles que nous sommes.
Dans Klaus Kinski : la métamorphose (21mn), la chef maquilleuse évoque sa rencontre avec le génie acariâtre et souligne l’importance du maquillage dans l’évolution du personnage de Nosferatu, notamment aux yeux d’Herzog, peu concerné au premier abord par cet aspect technique.
Plus court (11mn), l’entretien avec un spécialiste du mythe du vampire donne un éclairage historique et littéraire sur les origines de Dracula, la créature sanguinaire issue de l’imagination de l’Irlandais Bram Stocker. Il revient aussi sur les transpositions qui ont suivi. Un cours magistral à voix basse passionnant.
L’image :
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Très attaché à la haute-définition (ressortie régulière de ses classiques en salle dans de superbes versions numériques), Gaumont a fait montre d’un travail de restauration appréciable sur de nombreux classiques. Aujourd’hui encore avec Nosferatu, on est ravi par le résultat. La copie est riche en détails qui avaient été longtemps invisibles. La photographie sombre, voire austère, particulièrement granuleuse, n’a ici rien perdu de sa texture. On est face à une oeuvre qui réaffirme son appartenance aux années 70, tout en dégageant une fraîcheur perdue depuis longtemps. Avait-on d’ailleurs jamais pu autant profiter des efforts photographiques de son auteur et de ses techniciens ? On en doute.
Le son :
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Proposé dans un mono VF (et non la VO allemande et anglaise originelle, en raison de problème de droit), le film souffre ici d’un doublage difficile. La voix d’Isabelle Adjani, par exemple, semble incapable de coller à l’image de la jeune comédienne. Sans ampleur, minimaliste, la piste Dolby Digital 2.0 libère pourtant une atmosphère mortifère et nous fait profiter de L’or du Rhin de Wagner avec prestance. La musique, pourtant concentrée sur l’enceinte centrale, dégage une vraie présence alors que les dialogues ne souffrent d’aucun étouffement.