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Pulp fiction - La critique

La fiction palmée

Note moyenne des internautes :

- Durée : 2h29mn

PALME D’OR, Cannes 1994

L’argument : Difficile de résumer Pulp fiction tant le film tient autant sur les savoureux dialogues écrits par Tarantino que sur l’histoire proprement dite. Plusieurs récits s’entremêlent avant de s’imbriquer les uns dans les autres. Tentons malgré tout d’éclairer l’intrigue... Deux tueurs à gage (Vincent Vega et Jules) sont embauchés par le caïd Marcellus Wallace pour récupérer une précieuse mallette. Mais l’affaire tourne mal et nos deux tueurs se retrouvent avec un cadavre dans leur voiture. Parrallèlement, un jeune couple braque un snack pour dévaliser la caisse. Et puis, il y a aussi la femme de Marcellus, complètement camée, dont Vincent va devoir s’occuper le temps d’une soirée... Et puis Butch, le boxeur qui tue accidentellement son adversaire alors que des sommes colossales sont en jeu et qu’il a été payé pour se coucher... Qu’on se rassure, tout ce beau petit monde va finir par se retrouver !

Notre avis : Faire du neuf avec du vieux... voilà à quoi pourrait se résumer notre jugement d’un film comme Pulp fiction si on se laissait aller à la critique facile et réductrice. Aujourd’hui et avec le recul nécessaire, personne ne peut contester le fait que quasiment dix ans après sa sortie, Pulp fiction est et reste ce qu’il a toujours été : un film culte instantané mais néanmoins indémodable, car reposant sur un réalisateur unique ayant un traitement du cinéma unique.
Quentin Tarantino est avant tout un passionné, sa passion immodérée pour le cinéma de genre se matérialisant via l’hommage systématique, via la référence immédiate aux classiques qui ont sculpté son goût cinématographique... De cette vie passée à regarder, ingurgiter et assimiler des films de genre, résulte un cinéma protéiforme extrêmement codifié et qui pourtant n’a de cesse d’exploser les barrières des genres dans lesquels il puise son inspiration (on pourra citer comme exemple le plus récent la scène illustrant le passé de O-Ren Ishii dans Kill Bill qui voit de l’animation japonaise mêlée à la bande son d’un western spaghetti !).
Avec Pulp Fiction, Quentin Tarantino prolonge le travail entrepris dans Reservoir Dogs sur la déstructuration totale de la narration. Pendant près de 2h30, le spectateur suit la résolution très ludique d’un immense puzzle dont les pièces auraient été volontairement éparpillées. A ce traitement narratif totalement décomplexé, Tarantino ajoute une réalisation d’une sobriété surprenante, réhabilitant par la même occasion l’utilisation du plan fixe en une séquence inoubliable (la confrontation entre Butch et Marsellus Wallace). Tarantino nous rappelle ainsi que le rythme et l’action ne sont pas forcément une histoire de mouvements hystériques de caméra mais bien de "mise en scène". On appelle ça une vraie leçon de cinéma !

Coup d’œil : Il y avait en 1994 de sérieux concurrents pour la Palme d’or. Citons pour mémoire Journal intime de Nanni Moretti, Grosse fatigue de Michel Blanc (prix du scénario), La reine Margot de Patrice Chéreau (prix du jury) ou encore Rouge de Kieslowski. Sans doute qu’avec Clint Eastwood comme président du jury, Tarantino avait un sacré atout dans sa manche. Le réalisateur de Bird avait déjà eu l’occasion de prouver par ses différentes productions à quel point il savait prendre à contre-pied spectateurs et critiques !

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Les avis des internautes

 

> Pulp fiction

Par Mysterious31

Vraiment un film culte pour moi. Un scénario génial, des dialogues exquis, des images somptueuses, une bande originale culte, bref une petite bombe créee par le grand génie Tarantino. Un film à voir sans aucune hésitation, je dirai même un film à voir absolument car indispensable à la cultutre cinématographique.

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