Avec Route Irish, Ken Loach repart en guerre contre les politiques et le système. Mais pas contre Cannes...
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Notes : A deux jours du démarrage de la 63e édition du festival de Cannes, nous apprenons que ce vieux routier de Ken Loach présentera in extremis Route Irish en compétition officielle. Thierry Frémaux n’a pu voir le film que très tardivement, mais emballé, il l’a immédiatement mis dans sa hôte.
On ne sait pas trop quoi penser de ce choix de dernière minute, alors que le cinéma américain étant particulièrement absent de la compétition, on pouvait espérer voir pointer le nez d’un Terrence Malick (son film ne serait pas prêt !). Le réalisateur de 72 ans est un habitué de la Croisette, avec 9 oeuvres présentées en compétition et une Palme d’or en 2006 pour Le Vent se lève (sûrement l’un de ses opus les plus faibles !). Il était par ailleurs en compétition en 2009 avec Looking for Eric, ode au footballer Eric Cantona, qui avait séduit les critiques, mais pas le jury d’Isabelle Huppert.
Son nouveau métrage, Route Irish, s’annonce comme un pamphlet contre la guerre en Irak et une condamnation ferme de l’intervention des Britanniques dans le conflit. Un sujet plus que d’actualité en Grande Bretagne, où, à l’image des événements relatés dans Ghost writer, l’ancien gouvernement de Tony Blair est appelé depuis quelques mois à rendre des comptes sur ses relations ambiguës avec la Maison Blanche.
Le film est écrit par Paul Laverty. On y retrouve Mark Womack, Stephen Lord et la muse de Julio Medem, Nawja Nimri dans les rôles principaux.