Durée : 1h47mn
Esthétique crasseuse, mise en scène hystérique et déluge de violence insoutenable. Bienvenue dans le cru 2006 d’une trilogie qui se complaît désormais dans l’underground nauséabond. Mauvais, mais surprenant.
L’argument : Le Tueur au puzzle a mystérieusement échappé à ceux qui pensaient le tenir. Pendant que la police se démène pour tenter de lui remettre la main dessus, le génie criminel a décidé de reprendre son jeu terrifiant avec l’aide de sa protégée, Amanda... Le docteur Lynn Denlon et Jeff ne le savent pas encore, mais ils sont les nouveaux pions de la partie qui va commencer...
Notre avis : Le succès des deux premiers volets de la saga des Saw laissait imaginer un assagissement visuel, un adoucissement au niveau de la violence graphique pour ne pas trop rebuter la commission de censure et ainsi attirer un public toujours plus large. Néanmoins les producteurs ont laissé carte blanche à Darren Lynn Bousman, pourtant coupable du très moyen deuxième volet, pour qu’il emprunte les voies artistiques de son choix. Et visiblement, ce sont les voies de la souffrance et du sadisme que ce dernier a choisies.
Fort de la réputation de la saga, le cinéaste ose montrer quelques-unes des images les plus violentes et les plus répugnantes jamais vues dans une œuvre au potentiel commercial si important. Créant un véritable malaise chez le spectateur en offrant des plans dignes de productions underground japonaises, le réalisateur n’est pas là pour mettre à l’aise son public qu’il malmène avec un certain plaisir régressif. La manipulation mentale par la complaisance. Le procédé est pervers, mais pas forcément aisé. Il faut savoir oser aller jusqu’au bout de ses excès et ainsi diminuer l’impact commercial de son film. Mais était-ce pour autant la chose à faire ? On peut légitiment remettre en question la démarche consistant à pousser l’horreur dans ses derniers retranchements quand on sait que ceux qui feront le succès du DVD auront bien moins de seize ans. En les confrontant à de telles barbaries, l’équipe de ce Saw 3 n’en ressort pas grandie. Et artistiquement non plus.
En effet, toute réflexion sur la cruauté et le gore mises de côté, le dernier segment en date de cette saga ne vaut pas tripette. Avec ses allures de série B aux couleurs pisseuses, sa réalisation hystérique suremployant les accélérés, ses acteurs gauches et son script d’exploitation se contentant de tirer sur les ficelles usées des précédents numéros, Saw 3 n’a rien de révolutionnaire à nous proposer, si ce n’est l’aveu de sa propre médiocrité. Cependant le twist final, procédé scénaristique sur lequel les fans attendent ce troisième chapitre au tournant, n’en demeure pas moins malin, même s’il est tout à fait prévisible. Il clôt la trilogie par un chaos sanglant d’un pessimisme radical décidément très à la mode quand on voit les fins dépressives de The grudge 2 et du prequel de Massacre à la tronçonneuse.
Par cmoiflorian
Si vous aussi vous voulez passé un bon moment de rigolade, ce film est pour vous. Pathétique. Autant le 1 était intéressant du fait de sa nouveauté dans le paysage cinématographique, mais les 2 et 3 se ridiculisent. A éviter de toute urgence
Par Jeds
Côté réalisation : On retombe dans le "Saw-style". L’image avec des filtres colorés un peu verdâtres par moments et jaunâtre à d’autres instants. C’est Saw, c’est donc normal de retrouver cette ambiance pesante et salace. La réalisation de Darren Lynn Bousman est toujours aussi nerveuse. On cherche le détail sale et l’image choquante encore plus que dans les deux précédents volets de la trilogie. Ca va vite, c’est écoeurant, mais ça tient la route. Côté scénario : Le premier opus était bien pensé (surtout au niveau du dénouement). Le second était (...)