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Titanic revient en 3D, notre critique...

Titanic en 3D, touché ou coulé ?

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Le plus grand des films catastrophes ressort en 3D sur nos écrans.

L’argument : Southampton, 10 avril 1912. Le paquebot le plus grand et le plus moderne du monde, réputé pour son insubmersibilité, le "Titanic", appareille pour son premier voyage. Quatre jours plus tard, il heurte un iceberg. A son bord, un artiste pauvre et une grande bourgeoise tombent amoureux.

Notre avis : Plus de quinze ans ont passé depuis la première sortie du paquebot insubmersible. A l’occasion du centenaire de la catastrophe, James Cameron tente un pari risqué et remet le couvert, en trois dimensions cette fois. L’enjeu est titanesque, le film restant à ce jour le plus gros succès dans les salles françaises avec plus de 20,7 millions de spectateurs. La technique de la 3D quant à elle, fait débat. D’un côté ses prouesses esthétiques font scintiller les mirettes (Avatar), de l’autre, certains déplorent les conséquences d’un tel miracle, à savoir l’affaiblissement du scénario (Alice au pays des merveilles). Et puis il y a la question de l’adaptation. Un film converti au relief gagne-t-il vraiment à faire peau neuve en 3D ? Après les récents ratés de Star Wars et Le choc des Titans, Cameron nage en eaux troubles et devra affronter la houle des détracteurs. Un lancement qui s’annonce mouvementé. Pourtant, une fois les lunettes vissées sur le nez, le charme de la plongée opère. Dans les eaux de l’Atlantique, on retrouve l’épave légendaire qui nous a tant fait battre le cœur. C’est d’ailleurs en immersion que la 3D est la plus efficace. Miroir brisé, visage de poupée ensablé, chaussure abandonnée, chaque petit détail fantomatique est propulsé sous nos yeux, au premier plan. La profondeur de champ et la force de relief des interminables promenades sur le pont supérieur gagne en grandeur. Et le miracle se prolonge sous nos yeux, quand le navire, aidé de la magie cinématographique, ressurgit des eaux et recouvre sa splendeur d’antan.
Avril 1912. Le paquebot est à quai. Une foule immense se presse à ses pieds. Parmi eux Rose de Witt Bucketer et Jack Dawson. La suite on ne vous la raconte pas, vous la connaissez. Il n’y a d’ailleurs pas grand chose à ajouter à ce niveau là, la nouvelle édition n’offrant ni scènes inédites ni bonus quel qu’il soit. L’idée n’est pas de transformer l’œuvre cultissime, mais plutôt de la rénover dans le respect de l’original, afin de l’offrir à tous ceux qui n’ont pu le voir à l’époque sur grand écran. Aux nostalgiques aussi, soyons honnêtes. Et ça marche. On a beau connaître la chanson, l’avoir entendu une fois, deux fois, trois fois (voire plus pour les initiés) on ne peut pas s’empêcher de se laisser prendre au jeu encore une fois. Et cette réussite n’est pas uniquement le fruit du charme des acteurs, de la force dramatique de l’histoire, ou de l’intensité de leur histoire d’amour, non, elle tient aussi de cette dimension additionnelle qui nous permet de réaliser l’impensable : rejoindre Rose et Jack dans leur course contre le temps.
L’original posait le cadre de leur romance, cette version s’immisce dans leur intimité. Regards, étreintes, frôlements de mains, on a littéralement l’impression de proximité avec le couple. Cette profondeur humaine, Cameron l’a voulue déclarant être dirigé par ’’un processus créatif et pas seulement par la technologie’’. Un relief qui explose et se démultiplie sous l’accélération du rythme comme lorsqu’il nous entraîne avec force et fougue dans la gigue irlandaise des ponts inférieurs.
Quand la caméra s’’immobilise et se fige en plan fixe, c’est un autre trouble qui nous prend aux tripes : le vertige. De la tentative de suicide de Rose au redressement à la verticale du navire, le spectateur a le nez dans le vide. La submersion puis l’engloutissement de ce paquebot lourd de quinze tonnes, donne le coup de grâce en déchainant sur l’écran des trombes d’eau plus vraies que nature. Glaçant. Un an, dix-huit millions de dollars et trois cent techniciens, voilà ce qu’il aura fallu pour ressusciter le géant des mers. Au final, plus qu’une conversion, c’est une véritable opération de rénovation. Un travail d’orfèvre en trois étapes : la réalisation d’un master numérique d’abord, un dépoussiérage de l’image ensuite et enfin la création de la troisième dimension. Une chirurgie qui ne serait pas la dernière si l’on en croit le producteur du film, John Landau, l’équipe songeant très sérieusement à s’attaquer à d’autres monstres du cinéma américain tel que Terminator et Aliens le retour. Steven Spielberg lui même trouverait amusant de revivre l’expérience Jurassic Park en 3D. Pour l’instant, Titanic doit faire ses preuves. Les spectateurs embarqueront-ils une nouvelle fois sur le RMS Titanic ? On ne pense pas trop se mouiller en répondant que oui. Prévoyez les mouchoirs, les larmes aussi sont en 3D...

Retrouvez la critique du film original : ICI

Estelle Charles




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Cher Pas d’accord, Tout d’abord je tiens à préciser qu’à Avoir Alire, notre liberté d’expression est totale et que toute critique est un travail bénévole, les propos que nous y tenons ne sont donc nullement le fruit d’assujettissements divers et variés.... Ensuite, un film peut être ’’cinématographiquement’’ réussi tout en versant dans l’anachronisme ou l’irréalisme historique (un pauvre et une riche était à l’époque, une utopie, personne n’ira le nier). L’esthétique et le propos sont deux choses bien (...)

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