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To Rome with love - la critique

Romances anecdotiques à Rome

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Note moyenne des internautes :

Woody Allen se paie des vacances romaines. Une halte des plus épisodiques, en mode "dolce vita", qui n’inspire pas l’indulgence.

L’argument : To Rome with Love nous fait partir à la découverte de la ville éternelle à travers différentes histoires de personnages, de simples résidents ou de visiteurs pour l’été, mêlant romances, aventures et quiproquos.

Notre avis : Mieux vaut prévenir d’emblée le spectateur, le dernier Woody Allen n’a pas grand chose d’enchanteur à proposer, sinon qu’il invite à se (re)plonger dans les charmes insoupçonnés de la capitale italienne. Avouons qu’on était en droit d’en attendre davantage du cinéaste d’Annie Hall, et de Manhattan dont le tour de l’Europe depuis près d’une décennie marquait un renouveau dans sa carrière. Depuis Match point, il a complètement abandonné les quartiers huppés de Manhattan pour se lancer dans un city trip de quelques-unes des cités comptant parmi les plus belles et les plus renommées d’Europe : Londres, Barcelone, Paris, et maintenant, Rome (quoique entrecoupé d’un bref retour à la maison par l’entremise de Whatever works). Malencontreusement, cette nouvelle escale sur le Vieux continent prend des allures de "dolce vita" oisive, nettement inférieure à son cinéma antérieur. N’y allons pas par quatre chemins (puisque tous les chemins mènent à Rome !), les quatre histoires que rassemblent To Rome with love, sont bien trop disparates et toutes dénuées du moindre soupçon de subtilité pour attiser notre indulgence, à l’exception peut-être de celle articulée autour de la romance adultérine entre Jesse Eisenberg et Ellen Page. On atteint même un sommet de médiocrité avec le personnage interprété par Roberto Benigni, honnête citoyen lambda devenant du jour au lendemain une vedette du petit écran, amené comme un cheveu sur la soupe pour caractériser notre société qui s’évertue à populariser de parfaits inconnus (le tour de la question avait déjà été abordé de façon plus futile dans Celebrity). Né de l’imagination d’un auteur en panne flagrante d’inspiration, To Rome with love n’est plus qu’un film décor, joliment servi par les splendeurs éternelles d’une capitale magnifiée par Darius Khondji, une commedia dell’arte vaine et banale. Le lieu méritait mieux, mais Woody avait probablement oublié d’éteindre sa caméra lors de ses dernières vacances romaines...

Sébastien Schreurs


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On a tellement évoqué le renouveau artistique de Woody Allen ces dernières années que le voir revenir plusieurs années en arrière fait un peu mal. Passe encore qu’il souhaite revenir à des badinages inconséquents, mais que comment un homme de goût comme lui peut-il envisager enrober son oeuvre dans une musique qui évoque les pires moments de la comédie italienne Z des années 70-80. Absolument horripilante de bout en bout, cette musique MINABLE nous rappelle les grandes heures de Paul Préboist ou encore Jean Lefebvre... Où est passé l’homme qui apprécie le bon jazz ? En outre, (...)

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