Un pastiche du survival redneck un peu léger...
L’argument : Tucker et Dale sont deux gentils péquenauds venus se ressourcer en forêt. Ils y rencontrent des étudiants venus faire la fête. Suite à un quiproquo entraînant la mort d’un des jeunes, ces derniers pensent que Tucker et Dale sont des serial killers qui veulent leur peau, alors que nos héros pensent que les jeunes font partie d’une secte et qu’ils sont là pour un suicide collectif ! C’est le début d’un gigantesque malentendu dans lequel horreur et hilarité vont se mélanger.
Notre avis : Présenté en France à l’Etrange Festival après une vraie carrière de film culte à l’international (sélection dans des festivals européens, et pour les chanceux comme l’Allemagne, une sortie en salle), Tucker & Dale sera distribué aux USA le 30 septembre prochain et probablement en France chez Wild Bunch, au début de l’année 2012. Est-ce que cette série B mérite autant d’honneurs ? Pas totalement.
Exploitant à fond l’idée amusante d’un pastiche du survival, le film d’Eli Craig tourne un petit peu en rond. Il détourne les règles du genre en transformant deux rednecks aux physiques ingrats, propres à celui des tueurs des séries B (de Massacre à la tronçonneuse en passant par Survivance, jusqu’au récent Shark 3D), en victimes de la paranoïa d’un groupe de jeunes fêtards, persuadés d’être face à des machines à tuer.
L’idée est amusante (les deux bouseux sont en fait de grosses pâtes en manque de confiance et d’amour féminin), mais le manque de moyens et d’idées pour nourrir l’heure trente de métrage rend l’exercice un peu vain. Le message, lui, est clair, il ne faut pas s’arrêter aux gueules stéréotypées... la monstruosité se cache ailleurs.

Par roger w
Certes, la fin téléphonée avec son message de tolérance est plutôt catastrophique, mais on s’est quand même bien amusé durant une heure et demi grâce à un ressort comique imparable. Les séquences de meurtres (ou de suicide ?) sont efficaces et déclenchent l’hilarité. Un bon moment.