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La guerre est déclarée - la critique

Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, esprits libres

Grand Prix du Festival de Cabourg
Prix du Jury, Prix du Public, et Prix des Blogueurs au Festival Paris Cinéma

Une comédie dramatique, une vraie, drôle et émouvante, par Valérie Donzelli, l’actrice et réalisatrice de La reine des pommes. On est sous le charme.

L’argument : Un couple, Roméo et Juliette.
Un enfant, Adam. Et surtout, une grande histoire d’amour, la leur...

Notre avis : Après La reine des pommes, comédie décalée qui imposait l’humour extra-terrestre, mais très parigo-bobo (et ce n’est pas péjoratif !), de Valérie Donzelli, on attendait la suite avec impatience ! Cette fois-ci, l’auteur-réalisatrice-comédienne (qui n’est pas sans rappeler, tant physiquement que dans son humour , Hélène Fillières) déclare la guerre ! La guerre à la morosité, au train-train du couple, à la maladie, celle de son bébé, atteint d’une tumeur au cerveau, et qui va grandir avec une maladie maligne, enfermé à l’hôpital pendant plusieurs années... Il est déjà difficile pour de jeunes parents de faire face « rationnellement » à l’apparition d’un petit bout geignard qui vient bouleverser les nuits, casser le rythme des sorties, dynamiter la vie sociale... Mais quand en plus il faut l’accompagner si tôt dans la maladie, jusqu’au plus difficile des voyages dans des hôpitaux sans âme, où la survie n’est qu’hypothétique, voire statistique, il faut bien comme arme principal une certaine auto-dérision et une vitalité débordante pour pouvoir aller de l’avant et ne pas laisser péricliter les choses.
Dans cette comédie romantique sans pathos, on est littéralement sous le charme. Le couple original que Donzelli forme avec Jérémie Elkaïm (il jouait tous les rôles masculins de La reine des pommes) envers et contre la banalité et le cancer, est cocasse, drôle, séduisant, émouvant. Leur combat de jeunes parents face aux premiers cris est irrésistible ; il en sera de même dans leur lutte contre le mal qui ronge leur fils et face aux arcanes de l’environnement hospitalier dont ils se méfient comme des enfants devant l’inconnu. On suit leur raisonnement et leur tergiversation avec amusement, sans jamais décrocher quand il s’agit de verbiage sur la maternité, l’enfant ou quand les choses pourraient devenir sérieuses comme dans un drame médical avec Robin Williams...
Donzelli qui s’inspire avec courage de sa propre expérience (Jérémie Elkaïm et elle ont également été confrontés à l’épreuve de la maladie de leur enfant) se refuse à faire un film à thèse sur la maternité ou la maladie, préférant rester fidèle à son esprit azimuté, celui si singulier de La reine des pommes. Son approche ne ressemble qu’à elle, dans le coup de foudre qu’elle décrit (voir la rencontre renversante entre "Roméo et Juliette" ; il fallait oser les clichés de l’onosmatisque pour des caractères aussi trempés), dans la description lunaire du couple face aux autres (et on adore tous les seconds rôles !), dans ses questionnements décalés et drôles devant le drame médical horrible auquel son couple doit faire face, dans le recours à une bande-originale hétéroclite qui surprend à chaque morceau...
En définitive, on osera donc conseiller son hymne à la vie aux allergiques à l’amour fou, aux bébés tous frais et aux mélos d’hôpitaux, car ici, s’il y est question de guerre, elle est surtout déclarée au cinéma tiédasse qui ne propose qu’une vision consensuelle de la vie et de ses rouages. Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm (ils ont écrit le film ensemble), ont une patte indéniable et un charisme fou ; ils sont la raison d’être de ce bout de pelloche sans prétention si ce n’est celle de nous donner envie d’aimer et de vivre à sa manière, au-delà des conventions et des archétypes assénés par le cinéma dans sa globalité.

Notes : Le film a connu un vrai succès lors de l’ ouverture de la Semaine de la critique à Cannes, où l’approche audacieuse de la réalisatrice a été tout particulièrement saluée.

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Frédéric Mignard

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Les avis des internautes

 

La guerre est déclarée - la critique

Par Jean-Patrick Géraud

D’une intensité peu fréquente chez les jeunes auteurs français, La guerre est déclarée confirme tous les espoirs misés sur la donzelle Donzelli depuis La Reine des Pommes. Le récit nous embarque et nous émeut, sans complaisance ni boboïsme. Certaines scènes sont bouleversantes, comme celle où Adam est amené au bloc, et l’ensemble est porté par une grâce prodigieuse et un sens de la chorégraphie qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Jacques Demy. Un merveilleux message (...)

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> La guerre est déclarée - la critique

Par Jujulcactus

Bien que seulement présent à la semaine de la critique, le film a fait trembler la croisette avant l’été et est arrivé sur les écrans avec une critique unanime, l’attente était donc grande, la déception l’est tout autant. Autobiographique à la base, au final pure fiction, le film prend le parti très intéressant de se centrer sur le combat des parents plus que sur la maladie en elle-même, de même la réalisatrice a la bonne idée de dire d’emblée que son fils en a terminé avec la maladie, et ne nous rends ainsi pas otage de ses émotions. Sujet lourd mais énergie (...)

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> La guerre est déclarée - la critique

Par roger w

Malgré un sujet plombant, la réalisatrice a su insuffler de la vie, de l’espoir et même des moments drôles dans son film. Très nouvelle vague, terriblement parisien, mais en même temps universel. Un grand bravo à tous les acteurs, formidables.

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