Une version hard de Saw et d’Hostel, souvent insoutenable et donc difficilement défendable, avec Thora Birch l’héroïne de The hole.
L’argument : Des étudiants américains traversent l’Europe de l’Est pour participer à une compétition. Manquant leur train à la suite d’une fête trop arrosée, ils sont contraints de prendre le suivant. Malheureusement pour eux, il abirte des psychopathes adeptes de la torture, qui aiment découper et disséquer les passages. Que l’horreur commence...
Notre avis : Le sujet de départ est identique à celui d’Hostel, mélangé à la sauce Midnight Meat train avec de jeunes Américains en ballade dans l’Est de l’Europe, ici pour une compétition de lutte. Après une petite fête avec backroom glauque et hyper-sexuée, les voilà ratant leur train pour Odessa et finissant dans un convoi alternatif où l’on transforme les touristes naïfs en chair à pâtée.
Les scènes de tortures sont graves, macérant dans les viscères et l’hémoglobine. Destiné principalement au marché de la vidéo (seuls Israël et le Japon ont osé le distribuer en salles !), Train se lâche complètement dans les plans salaces, méritant largement l’interdiction aux moins de 18 ans, rare et symbolique, que l’éditeur vidéo français, EuropaCorp, a mentionnée sur la jaquette. Coup de marketing gratuit ou véritable sceau de la honte affligé par la commission de classification française ? Qui sait ? En tout cas, ce n’est pas volé.
Le blu-ray
Il est rare qu’EuropaCorp sorte en haute-définition les nombreux produits vidéo qu’ils distribuent. Un effort louable, notamment sur la copie, correcte. Mais où sont les bonus ?
Les suppléments
C’est le big zéro ! Rien de rien, nada ! Au moins, c’est facile à chroniquer.
Image
Une copie relativement satisfaisante, avec sa dose d’informations nécessaires pour mieux appréhender les défauts de peau des comédiens et le gore viscéral ! Reste un léger grain sur certaines scènes et surtout quelques plans d’obscurité qui manquent de profondeur dans les noirs.
Son
L’éditeur a agrémenté la galette de deux pistes en DTS HD master audio. Ce ne sont pas des monuments d’efficacité, mais elles savent faire leur effet caverneux, jouant beaucoup sur les graves, et restituant correctement, grâce aux arrières, l’ambiance sonore des voyages ferroviaires. Pour une fois le doublage français n’est pas des pires. Un plus à souligner.