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mercredi 14 juillet 2010

  Rumble in the jungle

Predators - la critique

 


 

L'avis des internautes (1 avis -  - Moyenne :  )

1 avis

Suite un peu fauchée et ringarde des aventures de nos caméléons à dreadlocks, Predators trouve in fine son salut dans ses analogies télévisuelles.

L’argument : Une escouade de commandos doit faire face à une mystérieuse race de monstres hostiles...

Notre avis : Etait-ce bien nécessaire ? Ecrit et produit par le grand Robert Rodriguez mais finalement réalisé par un petit faiseur sans grand talent, Nimrod Antal, cette suite lointaine du chef d’œuvre de John McTiernan ne tient pas ses promesses. Etrangement situé sur une autre planète, Predators suit les codes du survival classique avec son lot de personnages rustres débitant des phrases débiles et testostéronnées à l’extrême. En injectant ces références estampillées années 80, le film prend dès le début une forme paradoxale mais revendiquée de nanar déphasé. C’est drôle mais bien loin de nos attentes. Il y a, qui plus est, un côté cheap indéniable dans les décors et les effets spéciaux, avec en point d’orgue une explosion dont les flammes d’un orange baveux atrocement laid nous font nous demander pendant quelques secondes si ce n’est pas fait exprès. Quant aux monstres, des caméléons pour ceux qui auraient oublié, ils sont bien trop présents à l’écran pour vraiment jouer avec nos peurs tandis que Brody, lui, malgré son talent, semble un peu absent, en tous cas bien moins crédible que le Schwarzy de notre tendre enfance. Les atermoiements des personnages, du type « c’est nous les prédateurs dans notre monde, ici nous sommes des proies », sont ringards, le mini twist est plus que prévisible et des idées idiotes, genre « tiens on va faire un combat à la Kill Bill entre un prédator et un yakuza », plombent sérieusement le film. N’en jetez plus.

(JPEG)
© 20th Century Fox

Pourtant, tout n’est pas si mauvais. Et pour trouver un semblant d’intérêt à cette entreprise, il ne faut pas chercher du côté des références cinématographiques mais plutôt du côté du petit écran. La téléréalité est passée par là. Comment ne pas voir dans ces « candidats », parachutés sur cet immense terrain de jeu morbide, les pseudos héros télévisuels de notre époque dans une sorte de Koh Lanta mortel ou de Big Brother sanglant, éliminés les uns après les autres et qui ne font des alliances que pour être le dernier survivant. Ils sont épiés par des « caméras » invisibles, les Predators eux-mêmes, et cèdent à la paranoïa. Lost semble également avoir beaucoup inspiré Rodriguez car, à l’instar de la célèbre série, on ne saura finalement pas grand-chose sur cette mystérieuse planète ni sur les raisons véritables de la présence des personnages. Ces quelques références contemporaines sauvent finalement Predators du naufrage complet et laissent même augurer une suite que l’on espère plus attrayante.

- Critique de Predator de John McTiernan
- Le poster

(JPEG)





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