Accueil > Les réalisateurs > K > Kaye, Tony > American history X

American history X

Film culte

Acheter sur Priceminister

- Durée : 1h55mn
- Interdit aux moins de 12 ans

Une terrible (et juste) mise en lumière des mécanismes de l’extrême droite.

L’argument : A travers l’histoire d’une famille américaine, ce film tente d’expliquer l’origine du racisme et de l’extrémisme aux Etats-Unis. Il raconte l’histoire de Derek qui, voulant venger la mort de son père, abattu par un dealer noir, a épousé les thèses racistes d’un groupuscule de militants d’extrême droite et s’est mis au service de son leader, brutal théoricien prônant la suprématie de la race blanche. Ces théories le mèneront à commettre un double meurtre entrainant son jeune frère, Danny, dans la spirale de la haine.

Notre avis : Premier film de Tony Kaye, American History X relate l’histoire de Derek (Edouard Norton) , un skin-head néo-nazi qui se repentira après trois années de prison pour le meurtre de deux jeunes Noirs. Son jeune frère, Daniel (Edouard Furlong) suit les traces de son aîné et rend un devoir sur Mein Kampf au lycée. Son proviseur, un homme de couleur, lui demandera de rédiger un texte où il devra analyser les conséquences de ses idées sur sa vie. Titre de la rédaction : "American History X".
Dans cette première réalisation menée avec brio, Tony Kaye aborde les thèmes sensibles du racisme, de l’intolérance et de l’extrémisme.
Le film présente tout d’abord une idéologie nazie inculquée par un mentor pervers qui se sert de jeunes esprits influençables et en colère pour distiller son message de haine. Car oui, Derek a la haine : son père est mort, il n’a plus de repères, il en veut à la terre entière et Cameron lui fournit des "responsables" sur qui déverser son mal être. Le jeune Daniel suivra lui aussi ce chemin, et ce frère qui se subsitue au père.
Les deux acteurs sont époustouflants de charisme et de justesse. Edward Norton est méconnaissable en fasciste tatoué et baraqué. Le jeune Edward Furlong est totalement à l’aise dans son rôle de jeune paumé à la recherche de modèle. Le noir et blanc venant en alternance pour évoquer les souvenirs de Dereck donne de la profondeur au sujet.
Le pari de Kaye est réussi : mettre en lumière les mécanismes de l’extrême droite. Montrer en quelques images chocs les conséquences d’une idéologie dangerereuse sur une société qui ne se sent pas en sécurité. Et amener le spectateur à travers la prise de conscience de Derek à se poser la question : une société basée sur la haine peut-elle avancer ?

Laurence Seguy

Le choix du rédacteur