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Bridget Jones : l’âge de raison - la critique

Bridget clone

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Si le premier volet des aventures de la célibataire bouffie, un peu alcoolique, maladroite, accro à la clope était drôle, L’âge de raison en revanche n’apporte pas la ration de calories espérée.

L’argument : Bridget Jones et son journal sont de retour ! Bridget file le parfait amour avec Marc Darcy. Enfin parfait... Entre gaffes, bafouillages, jalousie, angoisses, ex-flirts, etc., Bridget a bien du mal à se stabiliser...

Notre avis : Ce film est presque valorisant pour le spectateur tant il est rare au cinéma de pouvoir deviner avec tant de facilité le déroulement de chaque séquence avant qu’elle n’ait lieu. Forcément : on prend les mêmes acteurs, les mêmes scènes, les mêmes gags et on recommence !

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Vous rirez aux mimiques de l’amie Renée, qui se répètent à l’infini avec très peu de variations. Si vous en ratez une, statistiquement, elle a toutes les chances de réapparaître dans les cinq minutes. Renée rit, Renée pleure, un vrai métronome de l’émotion... La mécanique des gags est systématique. On vous met sur des rails pendant quelques minutes, pour soudain aiguiller l’action à l’inverse de ce qu’on attend. Le problème, c’est que justement le revirement ne surprend pas, car il est le même à chaque fois. Ce qui est censé mal se passer réussit, et ce qui doit réussir foire lamentablement, dans un grand et sain éclat de rire.

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La bonne surprise vient en revanche de la réalisation. Quelques trouvailles artistiques, comme le travelling en plan-séquence qui part de la fenêtre de Bridget, seule et déprimée, pour capter les images de couples heureux des immeubles voisins, rattrapent un peu la faiblesse du scénario. En revanche, du côté des références et autres clins d’œil à quelques musts du septième art, le public non averti n’y verra probablement que du feu mais, mais osons dire que la référence à Midnight express est inutile, Et plus encore qu’il est d’un goût douteux de vouloir amuser à si bon compte le spectateur occidental en plaçant l’intrigue dans le cadre aseptisé d’une prétendue prison thaïlandaise (pays qu’on ne voit qu’à travers des pratiques culinaires barbares, la prostitution, les palaces pour étrangers et la prison). Passons sur la scène de la prison (toujours la thaïlandaise...) où la chorégraphie des prisonnières, bien que plaisante, ressemble étrangement à celle de Talons aiguilles.
En bref : Bridget Jones le retour, c’est du déjà-vu, du réchauffé... On rit parfois, mais on s’en voudrait presque.

Photos © Mars Distribution

Christian Lemonnier




Les avis des internautes

 

> Bridget Jones : l’âge de raison

Par alinea

Vu 2 fois avec plaisir. C’est une gentille comédie à regarder entre filles lors d’une soirée "pyjama", pour les imparfaites et les complexées, un excellent remède bourré d’espoir. Pas de grandes surprises mais Britney y est adorable et Grant craquant, comme d’habitude ! Certains gags sont téléphonés mais ni plus ni moins que dans tant d’autres comédies roses américaines. On sourit sans rire aux éclats mais on passe un bon (...)

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Votre avis

 

> Bridget Jones : l’âge de raison - Beeban Kidron

Par lol

D’après moi, ce film est victime de l’effet "second volet" d’un premier film à succès : on nage nécessairement dans le même univers : les personnages sont les mêmes, les gags sont du même type et le scénario n’invente rien, ce qui semble profondément décevoir le critique de cinéma... Pourtant, le ton reste très frais, le rythme est emballé et emballant, l’humour britannique (voir en VO absolument !) terrible, et les acteurs ne se prennent pas vraiment au sérieux... Et même si c’est gros, et même si c’est certes un peu attendu, et même si les traits de la personnalité de Bridget sont exagérés par rapport aux livres, j’ai beaucoup ri en voyant ce film, comme toute la salle d’ailleurs, et c’est là le principal, non ?