Irène - la critique

Filmer l’absente

Le 30 octobre 2009

Alain Cavalier, toujours en marge de la production courante, livre un film expérimental à la première personne, à la fois épuré et d’une sincérité bouleversante. Exigeant.

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© Pyramide Distribution

Vos avis

  • , par Norman06

    Le document pourra décontenancer dans un premier temps, au même titre que la lecture d’une missive qui ne nous est pas destinée. Outil d’un travail de deuil non terminé depuis près de quarante ans, l’œuvre est un film d’amour autant que de famille, et l’émotion discrète qu’il distille est avant tout due à une voix off omniprésente, mêlant la confession à l’information, et un montage sous forme de puzzle. La force de Irène est de pouvoir laisser croire, pendant les 45 premières minutes, que la jeune femme n’a pu être qu’un éternel songe, la projection d’un amour défunt qui n’eut jamais lieu.

  • , par ’Boo’Radley

    L’essai littéraire se prête bien au travail de deuil de l’être aimé (citons, pour le meilleur, le très beau "Temps d’un Soupir" qu’Anne Philippe a consacré aux dernières semaines de vie avec Gérard) ; le cinéma visiblement moins. Pour faire celui d’Irène, son épouse disparue il y a près de quarante ans, Alain Cavalier, cinéaste estimable, a commis le film minimaliste presque parfait : pas de scénario, pas d’acteur, pas de technicien, pas d’émotion, pas d’idée. Pourquoi ne pas s’être passé aussi de caméra ?

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