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Je te promets - critique du dernier Channing Tatum

La mémoire dans la peau

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Comédie romantique sans grande ambition sur la reconquête de l’être aimé frappé d’amnésie. Trop classique.

L’argument : Paige et Leo étaient un jeune couple heureux, jusqu’à l’accident… Si Leo s’en sort indemne, Paige se réveille de son coma en ayant tout oublié des cinq dernières années de sa vie. Elle n’a plus aucun souvenir de Leo ni de ce qu’ils ont vécu. Son mari est un inconnu…
Paige découvre une vie dont elle ignore tout – la sienne. Elle se croit encore fiancée à Jeremy, un homme d’affaires toujours amoureux d’elle, et a beaucoup de mal à accepter Leo et son style de vie bohème…
Incapable d’aider sa femme à retrouver ses souvenirs, Leo va perdre la seule personne qui ait jamais compté pour lui. Prêt à tout, il décide de recommencer à zéro et de reconquérir Paige comme s’ils venaient juste de se rencontrer. Un grand amour peut-il naître deux fois ?

Notre avis : On connaissait les promesses de Johnny Hallyday, qui nous promettait ses mots en 1987, maintenant, voici celles de Channing Tatum qui doit tout faire pour retrouver sa place de légitime auprès de sa jeune épouse, puisque celle-ci, à la suite d’un accident de voiture, est frappée d’amnésie et ne se souvient plus que de sa vie, avant lui... Avant, pour elle, c’était la haute bourgeoisie, un père engoncé dans ses ambitions pour elle, un petit ami pincé, les grandes écoles de droit... et ce qu’elle a oublié (et ne semble pas prête à retrouver), c’est la vie de bohème dans un grand loft, avec un époux romantique, fun et musclé, entièrement voué à elle, qui tient un studio d’enregistrement, quand elle mène la vie d’artiste dans son atelier, avec de sacrées commandes en attente...
L’opposition entre l’existence solennelle bourgeoise et étriquée d’esprit d’un côté, en banlieue guindée, et de l’autre celle d’artiste éprise de liberté, en centre ville, fait sourire et souligne bien toute la naïveté de ce projet sans prétention, où l’on donne aux amatrices tout ce pour quoi elles se sont déplacées, notamment de nombreuses scènes déshabillées pour Channing Tatum, des fesses jusqu’au torse, puisque la beauté de son corps est un peu l’argument de vente du comédien. Il est là pour vendre du rêve et là il vend son image de mari idéal. Qu’on y croit ou non, le spectacle reste parfaitement regardable et l’on ne s’y ennuie pas. Cela reste la réussite relative de cette énième guimauve américaine qui, pour une fois, ne nous irrite pas trop le poil.

La bande-annonce :

Les teasers :

Frédéric Mignard