Durée : 1h40mn
Sortie vidéo : le 02 décembre 2010
Une édition de qualité, caractérisée par une image resplendissante !
L’argument : À la mort de son mari, la comtesse Erzsébet Báthory se trouve à la tête d’un vaste domaine et d’une immense fortune.
Aidée de sa confidente Anna Darvulia, Erzsébet étend progressivement son influence, suscitant à la fois admiration, crainte et haine, et devient la femme la plus puissante de la Hongrie du début du XVIIe siècle. Le roi sollicite même son aide dans sa lutte contre les Turcs. C’est alors qu’elle s’éprend éperdument d’un séduisant jeune homme. Après une idylle aussi brève que passionnée, la comtesse est abandonnée.
Certaine d’avoir été délaissée pour une rivale plus jeune et plus belle, Erzsébet sombre progressivement dans la folie et se persuade que le sang de jeunes vierges lui procurera jeunesse et beauté.
Notes : Après quelques passages en festival, La comtesse est sorti dans les salles françaises en avril 2010 ; un petit tour sans réel succès puisque la troisième réalisation de Julie Delpy n’a glané que 120.000 entrées.
L’oeuvre est pourtant remarquable, habitée par la démence d’une femme blessée, imbue de pouvoir et de jeunesse éternelle. En incarnant des névroses modernes, le personnage de la comtesse Erzsébet Bathory, à l’origine des mythes de vampires que l’on connaît bien, est ici traité dans ce qu’il a de plus dramatique, loin des rebondissements gothiques du cinéma d’épouvante.
Bac Vidéo vient de sortir le film dans un blu-ray dont la restitution picturale est éblouissante. On aurait juste souhaité davantage d’approfondissements dans les bonus.
La critique : ICI
Les suppléments :
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C’est indéniablement la partie décevante de cette édition, 3 petits entretiens avec Julie Delpy (10mn), Daniel Brühl (4mn) et William Hurt (6mn). Ses interviews ont été enregistrées durant le tournage en Allemagne. Elles manquent d’approfondissement, mais nous permettent de retrouver la verve, l’énergie et l’intelligence de Julie Delpy dont la qualité de l’anglais fait toujours envie.
L’image :
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Splendide ! L’image a conservé un certain grain argentique, léger et doux, qui vient caresser l’essence de la méticuleuse photographie. La précision et la rigueur confinent ici à la perfection. Une référence dans un domaine de l’art et essai qui ne bénéficie pas toujours de pareil transfert.
Le son :
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Le son DTS Master Audio HD 5.1 est tout aussi troublant. La VO offre un remarquable équilibre entre les dialogues frontaux, subtilement marqués parfois par l’écho et la résonance des grandes pièces vides médiévales, et la spatialisation par touche du score et des effets de bruit de fond, qu’ils soient d’ordre naturels ou domestiques.
Tous les talents semblent réunis chez cette actrice, réalisatrice, scénariste et musicienne qui s’impose de plus en plus comme une artiste incontournable.