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Durée : 2h58mn
Titre original : Il buono, il brutto, il cattivo
Année de production : 1966
L’apothéose du western spaghetti.
L’argument : Pendant la guerre de Sécession, trois truands partent en chasse d’un trésor caché par l’armée nordiste.
Notre avis : On disait alors le western un genre inexportable. Sergio Leone s’est chargé de prouver le contraire, et pas qu’un peu ! 1964 : il accepte de tourner - en Espagne - Pour une poignée de dollars dans des conditions financières misérables. Le succès est inversement proportionnel aux maigres moyens alloués au réalisateur inconnu. Deux ans et un film plus tard (Et pour quelques dollars de plus), il est un cinéaste fêté auquel est confié un budget colossal pour Le bon, la brute et le truand, apothéose qui clôt le cycle de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui la "trilogie des dollars". C’est qu’en ce très court laps de temps, Leone a pulvérisé les codes du genre, avec son style à lui dont la grammaire baroque se décline à partir d’un attirail de règles immuables : plans-séquences étirés en longueur, immenses silences, utilisation du grand angle, zooms arrière et travellings à profusion, le tout soutenu par une musique lancinante, celle de son compère Ennio Morricone. C’est la révolution. D’autant que les histoires de Leone (et, ne l’oublions pas, de son co-scénariste Sergio Donati) ne ressemblent à rien de ce qu’on a vu jusque-là. Ses personnages crasseux et cyniques sont d’abominables créatures, auxquelles il serait difficile de donner le nom de héros. N’ayant que le profit pour objectif - et peu leur importent les moyens d’y parvenir - ils sont prêts à tout.
Ainsi avancent, pour le pire et jamais pour le meilleur, le bon, la brute et le truand, improbable trio d’affreux, dans un monde impitoyable, immoral, cruel et rempli d’un humour sardonique, sortant leur pétoire pour un oui pour un non, faisant fi de tous les sentiments, même de l’amitié. Jusqu’au dénouement final, fantastique duel à trois dans un cimetière, scène d’anthologie qui marquera la fin de la collaboration entre Clint Eastwood et Sergio Leone. Le comédien craignait de se laisser enfermer dans un archétype mais plus tard, devenu réalisateur, il rendra hommage au western spaghetti, et de manière appuyée puisqu’il incarnera à nouveau, dans L’homme des hautes plaines, l’homme sans nom qu’il fut à trois reprises pour Leone. Quant à ce dernier, il tournait la page également pour s’attaquer à une nouvelle série, tout aussi culte aujourd’hui : celle des "il était une fois".
Le Blu-ray

Une belle édition, même si peu différente du DVD collector publié il y a cinq ans.
Les suppléments
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Le Blu-ray reprend l’intégralité des bonus de l’édition collector, déjà bien fournie et ajoute un commentaire audio captivant de Christopher Frayling, biographe de Sergio Leone et de Clint Eastwood en plus de celui réalisé par l’historien du cinéma Richard Schikel, déjà présent sur le DVD collector.
Viennent ensuite une série de documentaires passionnants qui évoquent la préparation, le casting, le tournage et la réception du film aux Etats-Unis. Dans ces trois modules, d’une durée totale d’environ une heure, on apprend foule d’anecdotes grâce aux témoignages de Clint Eastwood ou encore d’Eli Wallach. Une section historique d’une quinzaine de minutes revient sur la bataille de la guerre de Sécession qui sert de cadre à l’histoire. Le spectateur pourra également assister à la version longue de la séquence de torture de Tuco, ainsi qu’à une explication claire de la restauration effectuée. Autant dire un programme complet qui ravira les fans.
Image
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C’est le point fort de cette édition justifiant à lui seul l’achat de cette galette. Le passage à la haute définition redonne une totale jeunesse à ce chef d’œuvre, notamment dans les nombreuses scènes lumineuses - tout bonnement splendides. Si on note encore quelques petits défauts (manque de stabilité de l’image à de très rares moments et certains petits parasites sur la pellicule), le résultat reste grandiose au vu de l’âge vénérable du métrage.
Son
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Seule la version anglaise bénéficie d’un 5.1 DTS HD Master-audio pour un rendu essentiellement frontal afin de ne pas dénaturer le rendu d’origine (film tourné en mono). La piste française se retrouve avec un DTS 5.1 tout à fait honorable qui met l’accent sur les voix et les enceintes avant. Toutefois, le film gagne en spatialisation, sans que l’ensemble paraisse artificiel. On regrettera juste l’intrusion de doublages différents lors des scènes inédites intégrées dans la version longue depuis 2003. Dans la version originale, les voix vieillies de Clint et de Eli Wallach s’intègrent mal, mais le résultat est bien pire en VF où le doublage de ces scènes additionnelles est proprement calamiteux. Certes, ces moments sont rares, mais ils choquent quand même beaucoup.
Par giridhar
Dans l’Ouest sauvage, pendant la guerre de Sécession, trois hommes vont se retrouver sur le chemin d’un chargement d’or volé aux troupes : un bandit de grand chemin, Tuco (Eli Wallach) ; un féroce moustachu, qui honore toujours ses contrats, Sentenza (Lee van Cleef) ; un chasseur de primes aussi beau que taciturne et rapide de la gachette, Joe (Clint Eastwood). Question à mille euros : qui survivra ?... Après avoir fait ses premières armes de réalisateur dans l’histoire ancienne romancée ("Le Colosse de Rhodes" en 1961, et "Sodome & Gomorrhe" de Robert (...)
Par noodles
dsl, je viens encore pr critiquer !
la critique du dvd laisse à desirer... Déjà, les doublages ont du etre refait pr les scenes ajoutées (dont la grande majorité se trouvait déjà ds l’ancienne édition, mais pas integrées ds le film) car ces scenes n’ont étées ds le film jusqu’à présent que pdt les premiers jours d’exploitation en italie. Comme le son n’était pas pris sur le tournage, et que les doublages initiaux ont étés faits sur la version "courte", il n’y a jamais eu de son autre qu’italien pr ces séquences. C’était une petite précision :)
Ensuite, autre critique, la qualité de ces nouveaux doublages laisse à désirer en français ; on n’accepte les nouveaux doublages en anglais simplement parce que clint et eli sont revenus les faire, mais ça choque qd même...
D’autre part, l’insertion d’une de ces nouvelle scenes (celle de la grotte) est baclée comme c’est pas permis : fondu au noir, plus de son pdt une seconde. On dirait une coupure pub. Scandaleux, surtout que vu comment commence la scene de la grotte, on pouvait très bien utiliser un simple cut.
Sinon, très content de la qualité de l’imlage et du son (on entend enfin les clochettes pdt le morceau "extasy of gold" et surtout, la réplique "quelle ingratitude qd je pense au nb de fois ou je t’ai sauvé la vie" n’est plus coupée, comme c’était le cas sur la précédente edition).
Pr les bonus, rien de fantastique, à part la reconsitution précise de la scene de soccoro, dont on a bcp entendu parler... le reste est réservé au fans uniquement (moi) et aux passionés d’histoire militaire.