Le ruban blanc - la critique

Les meilleures intentions

Le 11 mai 2013

Palme d’or au Festival de Cannes, cette œuvre austère et superbement photographiée bénéficie d’un scénario intelligent mais pourra paraître un brin sage et académique eu égard aux récits antérieurs de Haneke.

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© Les Films du Paradoxe
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Le choix du rédacteur

Vos avis

  • 1er novembre 2009, par roger w

    On a un peu vite accusé Isabelle Huppert de connivence avec son ami Haneke. Si "le ruban blanc" a obtenu la Palme d’or, c’est tout bonnement que son film est le meilleur de la sélection. Dans la droite ligne du cinéma de Bergman et Tarkovski, Haneke signe un chef d’oeuvre instantané, magnifié par un noir et blanc somptueux et une analyse fine des ravages d’une éducation religieuse trop stricte. Manifeste social et antireligieux, "le ruban blanc" confirme la maturité du cinéaste après son grandiose "caché".

  • 25 décembre 2009, par ’Boo’Radley

    Le sous-titre, non traduit, prévient qu’il s’agit d’une histoire allemande d’enfants. Des enfants vivant dans une étouffante et contraignante atmosphère d’autorité, damnés par la violence d’une morale dure, rigoriste, proche du fanatisme, qui va contribuer à la décomposition d’une société. C’est une fable qui cristallise dans l’art les hantises germaniques (l’action se situe avant les deux guerres mondiales) mais dont la portée est évidemment universelle. A retenir deux scènes, très simples, très belles, qui mettent en scène les héros "positifs" : le petit garçon offrant l’oiseau qu’il a recueilli à son austère père pasteur, la promenade des deux fiancés entre tentation charnelle et affection maladroite. Elles montrent que le film touche autrement que par un sens plastique reconnu sûr et exceptionnel mais prétendument glacé. "Le Ruban Blanc" sollicite une fascination à laquelle il est difficile d’échapper.

  • 17 octobre 2011, par Frédéric Mignard

    Une reconstitution historique magnifique, avec des décors précieux qui sauvent de justesse un film globalement ennuyeux, incapable de s’assumer dans le cinéma de genre ou le drame. Aucune incarnation, des personnages pour lesquels on ne ressent ni empathie ni rejet... Le Rublan Blanc est une déception.

  • 14 mai 2012, par Sébastien Schreurs

    Le village des damnés.
    Michael Haneke est un immense cinéaste (depuis sa trilogie sur la "glaciation émotionnelle") et il le prouve une fois de plus avec cette parabole glaciale sur l’éducation rigoriste au sein de la petite communauté d’un village allemand. Si Haneke ne donne aucune explication (c’est qu’il fait confiance à la subtilité de son public), il faut y voir entre les lignes une divination du fascisme. Les enfants victimes de cette autorité parentale seront les bouchers nazis de demain, semblerait dire le réalisateur palmé. Bravo à Isabelle Huppert d’avoir eu le cran de faire du copinage essentiel, elle a récompensé un film implacable dans un noir et blanc à couper le souffle.

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