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Robin des Bois - La critique

Into the hood

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Note moyenne des internautes :

Ridley Scott aux commandes, caméra épileptique et actions épiques sont au rendez-vous de cette nouvelle version de Robin des Bois qui n’a rien à envier aux précédentes.

L’argument : A l’aube du treizième siècle, Robin Longstride, humble archer au service de la Couronne d’Angleterre, assiste, en Normandie, à la mort de son monarque, Richard Coeur de Lion, tout juste rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son royaume contre les Français. De retour en Angleterre et alors que le prince Jean, frère cadet de Richard et aussi inepte à gouverner qu’obnubilé par son enrichissement personnel, prend possession du trône, Robin se rend à Nottingham où il découvre l’étendue de la corruption qui ronge son pays. Il se heurte au despotique shérif du comté, mais trouve une alliée et une amante en la personne de la belle et impétueuse Lady Marianne, qui avait quelques raisons de douter des motifs et de l’identité de ce croisé venu des bois. Robin entre en résistance et rallie à sa cause une petite bande de maraudeurs dont les prouesses de combat n’ont d’égal que le goût pour les plaisirs de la vie. Ensemble, ils vont s’efforcer de soulager un peuple opprimé et pressuré sans merci, de ramener la justice en Angleterre et de restaurer la gloire d’un royaume menacé par la guerre civile. Brigand pour les uns, héros pour les autres, la légende de "Robin des bois" est née.

Notre avis : Personnage centenaire au cinéma, on ne compte plus les adaptations des aventures de Robin des Bois sur le grand écran, le dernier gros succès remontant à 1991, avec Kevin Costner dans le rôle-titre. Proposer une énième version d’un mythe moyenâgeux à un public contemporain peu friand d’aventures en collants était donc un projet risqué. Mais Ridley Scott s’est emparé du personnage pour en faire un combattant et offrir de spectaculaires batailles, souvent pyrotechniques et haletantes, grâce à un montage très rythmé et stylé, à l’image de Gladiator ou de La chute du Faucon Noir. Les décors sont quant à eux impressionnants - des villages médiévaux aux vues plongeantes des côtes anglaises dans la brume du matin, envahies par l’ennemi français.

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© Universal Pictures International France

En 2010, Robin défend toujours la veuve et l’orphelin, mais il s’intéresse également à son passé. Ce retour aux origines est ce qui différencie principalement cette version de toutes les précédentes, étoffant d’autant plus le mythe de l’homme sans attache... en apparence seulement. Nous découvrons alors son enfance ainsi que les raisons de son attachement à la justice sociale à une époque où la démocratie n’était pas un dû. Même traitement pour le personnage de Marianne dont la relation amoureuse avec Robin n’en n’est qu’aux prémices dans ce volet.

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© Universal Pictures International France

Sans surprise, le célèbre archer est évidemment incarné par Russell Crowe, l’acteur fétiche de Ridley Scott après cinq aventures communes (Gladiator, A good year ou encore American Gangster), dont la stature costaude donne de l’incarnation au personnage. Le reste du casting est à l’avenant. La seconde tête d’affiche, Cate Blanchett, interprète une Marianne haute en couleur, pugnace et féministe avant l’heure ; elle n’a rien d’une princesse en détresse. Par ailleurs, c’est avec grand plaisir que nous retrouvons William Hurt en Sir William Marshall ou encore l’admirable Eileen Atkins (The Hours, Retour à Cold Mountain) en Aliénor d’Aquitaine qui ajoutent indéniablement une plus-value au spectacle. Sans être chauvin, on remarque tout de même la très attrayante Léa Seydoux et Jonathan Zaccaï, dans des rôles secondaires.

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© Universal Pictures International France

Bien mené, performant, parfois même passionnant et grandiose, Robin des Bois renouvelle la légende et l’actualise en l’ouvrant à des préoccupations sociales et politiques très actuelles. Malgré un goût certain pour la redondance (lourde emphase musicale), le long-métrage se savoure comme un divertissement luxueux de grande qualité avec en plus, pour s’assurer de notre adhésion définitive, un générique de fin peint à la main qui vient clore en beauté et sur une note de douceur poétique bienvenue, cette jolie réussite.

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© Universal Pictures International France
Marine Bénézech


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