Enième hymne à la famille et à la camaraderie, ce nouveau volet de L’âge de glace est bien trop pépère pour satisfaire l’appétit des spectateurs adultes. Idéal néanmoins pour les enfants.
L’argument : Les héros de L’Age de glace sont de retour pour une nouvelle aventure hilarante, où une maladresse de Sid le paresseux va les propulser au coeur d’un monde étrange perdu sous la glace, et peuplé de dinosaures !
Ensemble, ils vont devoir se confronter à des habitants pour le moins hostiles et parfois farfelus. Mais nos personnages ne semblent pas complètement préparés à affronter cet univers inconnu...
En effet, Manny et Ellie attendent leur premier enfant mammouth : comment le futur père, déjà hyper stressé, va t’il appréhender la paternité dans ce contexte peu sécurisant ?
Diego, le tigre aux dents de sabre, redoute d’avoir perdu ses instincts de prédateur. C’est pourtant le moment de les retrouver !
Sid, quant à lui, est convaincu d’avoir enfin réussi à construire sa propre famille en kidnappant trois oeufs... de dinosaures ! Saura t-il persuader leur T-Rex de mère qu’il est mieux placé qu’elle pour les élever ?
En chemin, ils feront la rencontre d’une fouine légèrement cinglée prénommée Buck, chasseur de dinos obsessionnel, sur qui ils devront s’appuyer pour survivre aux pièges de ce nouveau monde.
Et au fait, Scrat ? Va-t-il renoncer à sa noisette au nom du grand amour ?!
Notre avis : Après l’incroyable fou-rire continu du deuxième chapitre et un succès en salle éléphantesque, les attentes autour du troisième Ice age étaient forcément très élevées. En tout cas plus grandes que les ambitions artistiques du studio Blue Sky qui, sans livrer un nanar à la Shrek 3, nous sert en guise de troisième volet un plat réchauffé aux bonnes valeurs de fraternité, camaraderie, maternité et famille. Cette obsession très américaine, bien loin des préoccupations écolos de son prédécesseur (qui pour mémoire était construit sur des thèmes « très gais » comme le réchauffement climatique et l’extinction des espèces) n’est pas des plus ambitieuses pour le spectateur adulte qui restera dubitatif quant à l’intérêt de ce sequel. Quelques bons gags et les apparitions répétées d’un Scrat amoureux assurent le minimum syndical. Il y a bien aussi l’apparition d’un nouveau personnage, une belette à la Indiana Jones doublée par l’intrépide Simon Pegg, mais globalement ces nouvelles aventures manquent cruellement de fraîcheur. Même les accents de Voyage au centre de la Terre accentuent l’impression pas désagréable, mais plutôt ennuyeuse d’assister à un spectacle micro-ondes. Comme les mômes sont adeptes du fastfood, au moins eux, adoreront...
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