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Avatar - la critique

Le nouveau monde

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Note moyenne des internautes :

- Durée : 2h41mn

Le retour de James Cameron aux affaires. Prouesses technologiques renversantes pour une histoire qui l’est beaucoup moins. Notre attente est à moitié récompensée.

L’argument : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake...

Notre avis : Dire que nous attendions désespérément le retour de James Cameron, onze ans après Titanic, serait un peu exagéré. Non pas que le cinéaste américain nous laisse indifférent, bien au contraire, nous avons grandi avec ses films spectaculaires qui pour la plupart sont devenus des classiques (Aliens, Terminator 2 et son chef-d’œuvre Abyss). Mais nous pensions tout simplement qu’après avoir pris des risques énormes pour Titanic, Cameron se reposerait définitivement sur les lauriers d’un succès aussi phénoménal qu’inespéré. Que nenni, le voici de retour avec un projet encore plus pharaonique qui a nécessité quatre années de production. Les chiffres, justement, nous pourrions en citer jusqu’au vertige mais ce serait occulter les questions essentielles : le spectacle est-il à la hauteur ? Avatar est-il le film révolutionnaire que l’on attend tous ?

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© Twentieth Century Fox France

Oui, Avatar nous surprend visuellement et nous happe dans son monde merveilleux grâce à une technologie 3D utilisée (enfin) à bon escient. Dès les premières scènes d’exposition, on se rend compte du potentiel extraordinaire de la 3D, notamment en ce qui concerne la profondeur de champ et, de fait, les arrières-plans. Cette évolution permettra de repenser complètement la manière de remplir un plan, surtout pour des cinéastes à l’imaginaire fécond. Imaginez un instant un film de Lynch en 3D, le trip ultime...
Oui, le jeu des acteurs « Navis » est saisissant d’authenticité grâce aux capteurs faciaux et permettra par la suite de repenser également la notion de travestissement au cinéma (à la trappe les maquilleurs ?).

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© Twentieth Century Fox France

Pour ces raisons et ces enjeux techniques, il faut voir Avatar, ne serait-ce que dans une simple optique historique. Pour autant, si les techniques évoluent, il faudrait que les scenarii suivent, parce que là c’est le point mort. La conduite du récit n’est pas en cause et est plutôt bien troussée, allant à l’essentiel en ne s’embarrassant pas de développements superflus pour crédibiliser cette évocation du futur. Non, le problème c’est que le film cale au bout d’1h30 et s’embourbe jusqu’à son terme dans un affrontement belliqueux et manichéen entre Humains et Navis. Un festival pyrotechnique qui laisse de marbre, émaillé de rares moments de pure virtuosité qui donnent quelques frissons malheureusement bien éphémères. Pour un peu, on se croirait chez Michael Bay ! James Cameron vaut quand même mieux que ça. Et puis ces paraboles sur l’invasion américaine en Irak et sur l’écologie sont bien sympathiques mais loin d’être finement amenées. Le tout enrobé par l’horrible score de James Horner qui nous ressort sa maudite flûte et nous gratifie d’une « musique du monde » ringarde. Dommage car le voyage nous avait tout de même séduit. Mais trop, c’est trop. Finalement, l’ironie du sort nous rappelle que le cinéaste n’a jamais été aussi bon que lorsqu’il filmait la peur et le mystère avec des effets simples mais efficaces. En s’appuyant trop sur la technologie de pointe, Cameron en a oublié parfois son talent basique de metteur en scène. Un petit pas pour le spectateur, un grand pas pour le cinéma ? Seul l’avenir nous le dira. Mais pour le plaisir pur, on repassera.

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© Twentieth Century Fox France
Sébastien Mauge


Les avis des internautes

 

Avatar - la critique

Par ’Boo’Radley

Oeuvre capitale et qui offre une échappée sur ce qui sera peut-être une voie royale du cinéma de demain. Cameron a le sens du public.

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> Avatar - la critique

Par roger w

Bon, je me suis fait prier, mais voilà Avatar a été vu pour ce qu’il est : un film absolument pas révolutionnaire sur le plan technique et encore moins sur le plan narratif. Pétri de bonnes intentions et de clichés, le spectacle se suit sans déplaisir particulier, mais aussi sans passion. Esthétiquement, le monde décrit n’est pas particulièrement beau (les couleurs fluo quand même !!!!), mais certains personnages arrivent quand même à attirer notre attention. Pas de quoi crier au génie, ni à la bouse. Juste un film divertissant de plus, totalement prévisible dans son (...)

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> Avatar - la critique

Par spitribe

A l’attention de l’incompréhensible charabia de M. Mignard. s’il y a un truc qui m’énerve c’est cette sorte de critiques sourds et aveugles qui résument le travail d’un cinéaste qui passe 10 ans de sa vie à créer une oeuvre visionnaire (considérée comme telle par ses pairs), en deux phrases lapidaires, stupéfiantes de stupidité satisfaite. heureusement que l’histoire du cinéma s’est faite sans eux. si les enjeux du film et l’analyse des thèmes cameroniens vous intéressent, préférez les articles autrement plus éclairés des commentateurs (...)

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Par Frédéric Mignard

Ce film factice, d’une laideur inouïe, pâtit en plus d’un script naïf, très Pocahontas dans l’âme. Etrange pour un cinéaste que l’on aurait pu croire touché par la maturité, mais qui fait montre à la place d’un goût suspect pour le fluo et les créatures félines artificielles.

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