Année de production : 1999
Date de sortie DVD : 5 septembre 2001
La rencontre fortuite d’un jeune garçon avec la passion. Un classique qui fit de Jamie Bell une étoile !
L’argument : Dans un coron en crise, Billy Elliot, d’une famille de grévistes, s’entraîne dur à boxer comme tous les garçons de mineurs. Mais au gymnase il ne peut s’empêcher de lorgner du côté des filles en tutu, au point de s’essayer un jour à faire des pointes avec elles.
Notre avis : Premier long-métrage de Stephen Daldry (The hours, The reader), Billy Elliot laissait d’ores et déjà présager les inflexions très british du style de son réalisateur. Dès sa sortie, le film obtint de nombreuses récompenses, parmi lesquelles cinq prix au British Independent Film Award et le Hitchcock d’or au Festival du film britannique de Dinard. Le succès fut tel que Stephen Daldry lui-même mit en scène une comédie musicale inspirée du film : Billy Elliot, the Musical.
La réussite du long-métrage étant évidemment subordonnée au choix de son interprète principal, celui-ci se devait d’être aussi bon comédien que danseur. Le cinéaste auditionna donc plus de deux mille adolescents avant de dénicher la perle rare et de choisir Jamie Bell (Jumper,L’Aigle de la Neuvième Légion) pour interpréter le personnage de Billy Elliot.
A l’image du film Les virtuoses de Mark Herman, Billy Elliot est un drame social qui trouve sa place dans l’Angleterre minière des années 80, sous le conservatisme cruel de la période Thatcher. Avec la passion de la danse pour toile de fond, l’oeuvre aborde des thèmes inépuisables tels que le droit à la tolérance, la constance des lieux communs, ou encore le passage à l’âge adulte. A travers l’univers raffiné de la danse classique et la grisaille terne du quotidien d’une famille de mineurs, Stephen Daldry évoque la rencontre brutale de deux mondes dissemblables.
De Tchaïkovsky à T-Rex en passant par The Clash, Billy Elliot bénéficie d’une bande sonore en adéquation parfaite avec les sentiments qu’il suscite. Les chorégraphies sont magistralement orchestrées, et l’interprétation rageuse de Jamie Bell en sublime encore davantage les pas. A plusieurs reprises, la simplicité et la photographie irréprochable du film poétisent des séquences par ailleurs assez ordinaires. Et c’est là que réside la véritable réussite de Billy Elliot, la candeur de la mise en scène rehaussant les situations et les caractères des protagonistes.
Si le long-métrage s’abîme parfois dans les méandres du sentimentalisme et se trouve par trop consensuel, il n’en reste pas moins une oeuvre élégante, à la fraîcheur enfantine. Un classique à regarder en famille !
