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Kill Bill vol. 2 - la critique

Kill is love

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Note moyenne des internautes :

Tarantino prend le spectateur à rebrousse-poil, fait tomber les masques et conclut à haut niveau.

L’argument : Après avoir décapité, découpé, massacré dans le volume 1, la Mariée poursuit sa quête vengeresse. Il lui reste à régler le sort de Budd et de Elle Driver avant d’atteindre la dernière ligne de sa Death list five : tuer Bill  ! Mais avant cela, quelques questions restent en suspens...

Notre avis : Kill Bill vol. 2 est surprenant... c’est le mot qui convient... surprenant comme le fut Kill Bill vol. 1 aux yeux des aficionados de Tarantino qui ne se sont pas encore remis de cette première partie en forme de spectacle jouissif totalement décomplexé. Cette fois-ci, Tarantino surprend ceux qui attendaient de sa part une deuxième partie dans le prolongement du vol.1, car c’est tout l’inverse qu’il nous propose en prenant le spectateur à rebrousse-poil. La scène de combat principal de chaque volume illustre à merveille le fossé qui sépare les deux épisodes. Le premier est fantaisiste, spatial, irréel comme le combat titanesque qui oppose la Mariée aux Crazy 88’s dans l’immense décor de la House of Blues, le second est brutal, claustrophobe et bien plus ancré dans la réalité à l’image de l’affrontement chaotique entre la Mariée et Elle Driver dans le décor étriqué d’un mobile-home !

Dans le volume 2, la réalité reprend ses droits, les masques tombent, les super héros deviennent des êtres de chair et de sang... l’exutoire de la vengeance laisse place à la douleur et à la tragédie. Logiquement, le film se recentre sur les personnages afin de développer les tenants et aboutissants suggérés dans le vol. 1. Le film est donc beaucoup plus posé et là où le premier Kill Bill s’apparentait à un immense hommage au film martial asiatique, le second est une déclaration d’amour envoyée au western italien des deux Sergio... Leone et Corbucci.

Tarantino, en livrant un récit plus terre à terre, n’abandonne pas pour autant les expérimentations - légions dans le vol. 1 -, du black out claustrophobe particulièrement éprouvant inspiré du Frayeurs de Lucio Fulci avec un Michael Madsen tout aussi sadique que dans Reservoir dogs, au changement de format de l’image afin de mieux souligner le propos d’une scène, le film déborde d’idées, même si, pour le coup, Tarantino reprend son habitude de livrer des dialogues à rallonge, parfois pour le meilleur (le passage où Bill discourt sur la mythologie de Superman), parfois pour rien (la rencontre entre la Mariée et Esteban Vihaio)... Moins immédiat et surprenant que son prédécesseur, Kill Bill vol. 2 n’en reste pas moins une sacrée leçon de cinéma et une conclusion de haut niveau.

Le DVD
Les suppléments : On a beau jouer de la télécommande, il faut se résoudre à l’évidence : il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent concernant les bonus. Le making of de 25 minutes est propre mais sans être renversant ; le concert donné par Robert Rodriguez à la première du film est plaisant mais parfaitement dispensable ; les suppléments cachés sont une petite blague à peine drôle. Reste la fameuse scène inédite ou comment Bill se défait au katana de cinq adversaires (moment entraperçu dans la B.A.). Très agréable, bien que la post-production ne soit pas passée par là (jets d’hémoglobine faiblards), de pouvoir apprécier les talents de tueur de Bill. Enfin, la maigreur de ces suppléments laisse à penser qu’une édition ultime devrait faire son apparition dans le courant de l’année 2005.

La technique : Irréprochable avec une image et un son renversants. Le contraste est saisissant et retranscrit à merveille le travail de Robert Richardson, le directeur de la photographie. Qu’elle soit saturée ou surexposée, la netteté de l’image et des détails est tout simplement impressionnante. Le son, notamment lors de la scène du cimetière, prend tout son ampleur et son efficacité avec un équipement de home-cinéma. Les claustrophobes et autres âmes sensibles risquent d’en perdre leur sang froid.


Les spécificités techniques :
- Edition 2 DVD
- Format image : 2.35
- Format vidéo : 16/9 compatible 4/3
- Audio Dolby Digital français 5.1 et anglais 5.1 / DTS français 5.1
- Sous-titres français et pour malentendants
- Interdit aux moins de 12 ans

Edgar Hourrière


Biographie

Quentin Tarantino, un homme d’horreur

En neuf longs métrages, il n’a cessé de renouveler sa palette.

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Les avis des internautes

 

> Kill Bill vol. 2

Par alinea

Un univers unique bien que bcp de violence... Des personnages différents et admirablement bien joués et une fin grandiose. J’ai aimé !

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