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Le terminal - la critique

Airport

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Note moyenne des internautes :

Une gourmandise irrésistible et délicieuse, loin des comédies balourdes.

L’argument : Viktor Navorski est l’un de ces milliers de touristes, venus des quatre coins du monde, qui débarquent chaque jour à l’aéroport JFK de New York. Mais, à quelques heures de son arrivée, voilà qu’un coup d’État bouleverse sa petite république d’Europe centrale, mettant celle-ci au ban des nations et faisant de Viktor... un apatride. Les portes de l’Amérique se ferment devant lui, alors même que se bouclent les frontières de son pays : Viktor est bel et bien coincé...

Notre avis : De la même façon qu’on peut considérer qu’un mélodrame est réussi lorsqu’il fait pleurer, une comédie fonctionne lorsqu’elle fait rire fréquemment voire bruyamment. C’est le cas, présentement. Après Arrête-moi si tu peux, mélange détonnant d’humour azimuté, de mélancolie diffuse et d’autobiographie binaire, l’éclectique et virtuose Steven Spielberg revient avec une comédie vraiment drôle et, accessoirement, touchante, qui exploite toutes les possibilités scénaristiques d’un filon absurde : humaniser un univers aussi impersonnel qu’un aéroport, lieu de rencontres subreptices entre deux avions, où des millions de gens se croisent et se connaissent si mal.
Avec son inspiration habituelle et son brio désormais acquis, le réalisateur étaye un argument a priori chiche, avec un habile dosage d’émotions et des rebondissements en pagaille, souvent très inspirés. Malgré quelques excès excusables (des facilités inhérentes), le résultat provoque une euphorie légère et agréable, et pétille comme une bulle de champagne. Loin des grosses comédies romantiques balourdes qui s’abîment dans les lieux communs les plus vulgaires, le Spielberg 2004 distrait le regard avec une mise en scène stylisée qui foisonne d’idées amusantes, balaye les scories larmoyantes et ne cherche qu’à dérider les zygomatiques, ce qu’il fait avec une élégance souveraine.
Comme la machine judiciaire dans Minority report qui veut affirmer que nous vivons dans un monde parfait, l’aéroport peut être vu comme la métaphore d’une Amérique sclérosée (of course), peuplée d’une majorité de personnes issues de l’immigration, mais dirigée par un type détestable, sympathique en apparence, despotique et manipulateur dans le fond. Parabole politique qu’on peut trouver lourdingue mais qui apporte de la profondeur à cet enchevêtrement de bobines où fourmille pléthore de micro-intrigues rigolotes (histoires d’amour ourdies discrètement, personnages désabusés en plein tracas existentiel...). Seul au monde comme dans son aéroport déshumanisé, Tom Hanks assure comme toujours une présence à l’écran qui, en plus de convaincre, met le spectateur en condition. Par la simple force de ses mimiques et de son jeu, il parvient à faire croire en l’invraisemblance de cette histoire qui possède plusieurs fictions qui tournent en même temps. Comme dans les plus grands Spielberg.
C’est tout d’abord une comédie classe qui joue sur tous les degrés comiques (du burlesque à l’ironie en passant par le gag et l’insolite), puis une comédie sentimentale où notre héros tombe sous le charme d’une hôtesse de l’air, deux personnages unis dans leur solitude qui passent leur temps à attendre. Puis, aussi, secondairement, un thriller discret qui petit à petit dessine l’identité de cet étranger (mais qui est-il vraiment ?) dont le voyage à la Big Apple reste une énigme : que cherche cet homme débonnaire ? Est-ce un terroriste ? Une âme en détresse ? Et, à ces questions, Spielberg a la bonne idée de répondre, dans un long final, par l’effet lacrymal le plus subtilement incongru. Pointe de gravité, montée d’émotion inattendue dans cette gourmandise irrésistible et délicieuse...

Romain Le Vern


Biographie

Steven Spielberg, aventurier du 7e art

Virtuose du cinéma à grand spectacle, son nom est à lui seul un label. Mais qui est Spielberg ?

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Les avis des internautes

 

Le terminal - La critique

Par Norman06

Sans doute le plus mauvais film de Spielberg. Poussive succession de saynettes convenues, avec un scénario de téléfilm du dimanche après-midi. Des acteurs en roue libre exécutent leur numéro. Dans un registre dramatique et sur une trame presque identique, Stand-bye (avec Dominique Blanc) était d’une autre trempe.

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> Le terminal

Par alinea

J’ai trouvé le tout un peu surfait malgré le talent de Tom Hanks. Les personnages secondaires sont plus intéressants que l’histoire en elle même assez tirée par les cheveux.

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