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Magic Mike - la critique

Sexy Dance 5

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Note moyenne des internautes :

Après Piégée, un deuxième Soderbergh pour cet été, avec Channing Tatum dans sa propre histoire. Steven Soderbergh ne méritait pas ça...

L’argument : Mike a trente ans et multiplie les petits boulots : maçon, fabricant de meubles, etc… Il se rêve entrepreneur. Il est surtout strip-teaseur. Chaque soir, sur scène, dans un club de Floride, il devient Magic Mike. Lorsqu’il croise Adam, il se retrouve en lui, l’intègre au club et décide d’en faire le Kid. Mais le Kid a une sœur, qui n’est pas prête à trouver Mike irrésistible…

Notre avis : Hasard des emplois du temps, un deuxième Steven Soderbergh en mode mineur sortira cet été. Un mois après la sortie de Haywire/Piégée, c’est au tour de Magic Mike de prendre la relève. Du lourd quand on mesure l’intérêt d’un film au poids du succès américain (110M$ au box-office pour un micro budget de 7M$), mais malheureusement une sortie assez quelconque au vu de ce qu’il a à raconter. Aussi agréable et bien fichu soit-il, Sexy Dance 5, oups, Magic Mike n’est rien d’autre qu’une énième romance avec obstacle et remise en question existentielle comme Hollywood est capable de nous la resservir en plat réchauffé chaque année. Relatant les premiers pas de Channing Tatum dans la vie active en tant que stripper à la Chippendale, la base scénaristique n’est pas forcément en béton. Le beau gosse est musclé et tous les torses sont généreusement exhibés dans une histoire sans prise de risque où la convention est de mise. Magic Mike ne racontera rien de plus que tout ce que les sexy dance movies ne vous ont déjà raconté, avec son héros sympathique qui joue de son corps pour s’offrir un avenir en or, sauf que ses atouts physiques prennent de la bouteille et qu’à 30 ans il devrait vraiment se remettre en question. En rencontrant une créature diurne et taciturne par exemple, tout le contraire, apparemment de lui, qui le remettra sur le bon chemin (c’est-à-dire loin des méchantes drogues de synthèse et du vilain gourou à l’ego en pleine excroissance joué par l’insipide Matthew McConaughey).
Ce scénario de guinguette de province apparaît comme une faute de goût de la part de Soderbegh qui a quand même autre chose à raconter de par son standing et le caractère souvent expérimental de sa filmographie. En revanche, pour ceux et surtout celles qui ne savent pas le maître qu’il est, le divertissement lambda fait étalage de chair sans trop de vulgarité, il est plutôt bien roulé et saura plaire au public féminin. Les mecs, eux, peuvent passer leur chemin. Il n’y a ici aucun fantasme cinématographique, juste du mâle bien emballé. Ils iront donc revoir le plus excitant Showgirls de Verhoeven, flop notoire en son temps, mais qui au moins, sur un script bidon, venait inculquer un minimum de perversité dans le monde si lisse du Vegas dansant.

Frédéric Mignard


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