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Un bonheur n’arrive jamais seul - la critique

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Note moyenne des internautes :

Une comédie romantique à tendance burlesque trop artificielle pour nous séduire totalement.

L’argument : Sacha aime ses amis, son piano, la fête.
La nuit, il joue dans un club de jazz et séduit des jolies filles.
Il vit dans l’instant, pour le plaisir. Sans réveil-matin, sans alliance, sans impôt.
Charlotte a trois enfants, deux ex-maris et une carrière professionnelle à gérer.
Elle n’a aucune place pour une histoire d’amour.
Tout les oppose. Ils n’ont rien à faire ensemble…
Ils sont faits l’un pour l’autre.

Notre avis : Prenez deux stars françaises parmi les plus bankable du marché (Marceau et Gad Elmaleh, excusez du peu), faites-les se rencontrer lors du coup de foudre cinématographique de l’année (le leur, pas le nôtre !), au sein d’une comédie romantique moulée pour le succès, dans des décors luxueux et avec des moyens assez ostentatoires, et vous aurez vite fait le tour du concept Un bonheur n’arrive jamais seul.
Cette association de bienfaiteurs, séduisante sur le papier, indéniablement charismatique à l’écran, a beau crouler sous les bonnes intentions et les formules narratives calibrées, elle s’avère en fin de compte incapable d’offrir au spectateur le naturel nécessaire pour le charmer. Pourtant, on se laisse immédiatement emporter par l’enthousiasme et l’allant des comédiens qui, dans un humour quasi burlesque, laissent exprimer un corps souvent en action, notamment dans les scènes de maladresses, puisqu’après tout, c’est grâce à la gaucherie de Sophie Marceau que le duo se rencontre et s’aime sur l’instant, malgré toutes les différences qui les séparent : milieu social et marmaille à la pelle, car lui, l’éternel immature, craint les mômes, quand elle, femme structurée en apparence, les accumule...

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© Christine Tamalet

James Huth est un loufoque qui, depuis Serial lover, soigne le rythme avec l’habilité technique qui est la sienne, au risque parfois de rendre les relations entre ses personnages totalement artificielles. Sa créativité de mise en scène un peu m’as-tu-vu finit par davantage éloigner ses protagonistes plus qu’elle ne les rapproche, comme si le réalisateur ne savait plus où poser son film, dans le cartoon, la fantaisie romantique ou la fable familiale molle. La précipitation du scénario vers des issues convenues (Elmaleh s’entend finalement bien avec les enfants, l’ex de la belle, revanchard et pété de thunes, manigance pour briser leur élan, une opportunité professionnelle en or va ériger un océan entre eux...) ne fait d’ailleurs qu’exacerber des codes un peu niais et totalement factices qui peuvent fortement irriter les spectateurs peu enclins aux ravages des romances béates et des comédies familiales collectives.
Au final, Un bonheur n’arrive jamais seul se range parmi les productions ambitieuses qui ne déméritent pas dans l’effort (les gags sont même très nombreux), mais à trop vouloir en faire, le film laisse peut-être son public sur la touche.

Frédéric Mignard


Les avis des internautes

 

Un bonheur n’arrive jamais seul - la critique

Par Frédéric de Vençay

Une comédie "à l’américaine" qui joue sur des recettes éprouvées et sur un glamour tout azimuts pour séduire. Le résultat n’est pas déplaisant quoique totalement prévisible : mais la singularité pop et BD de James Huth (à son meilleur dans "Brice de Nice") s’y dilue dans des canons et des gimmicks entièrement télévisuels. Même chose pour Elmaleh et Marceau, qui forment un beau couple à l’écran mais ont perdu tout le piquant de leur jeunesse. Pour un prime de (...)

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