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La vengeance dans la peau - la critique

To be Bourne again

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Note moyenne des internautes :

- Durée : 2h00mn
- Titre original : The Bourne ultimatum

Ce troisième volet des aventures de Jason Bourne est un film d’espionnage sec et tendu à l’extrême. Trépidant et épuisant à la fois.

L’argument : Jason Bourne a longtemps été un homme sans patrie, sans passé ni mémoire. Un conditionnement physique et mental d’une extrême brutalité en avait fait une machine à tuer - l’exécuteur le plus implacable de l’histoire de la CIA. L’expérience tourna court et l’Agence décida de le sacrifier. Laissé pour mort, Jason se réfugie en Italie et entreprend une lente et périlleuse remontée dans le temps à la recherche de son identité. Après l’assassinat de sa compagne, Marie, il retrouve l’instigateur du programme Treadstone qui a fait de lui un assassin et l’a condamné à l’errance. S’estimant vengé par la mort de ce dernier, il n’aspire plus qu’à disparaître et vivre en paix. Tout semble rentré dans l’ordre : Treadstone ne serait plus qu’une page noire ? une de plus - dans l’histoire de l’Agence...
Mais le Département de la Défense lance en grand secret un second programme encore plus sophistiqué : Blackbriar, visant à fabriquer une nouvelle génération de tueurs supérieurement entraînés. Jason est, pour le directeur des opérations spéciales, une menace et une tache à effacer au plus vite. Ordre est donné de le supprimer. La traque recommence, de Moscou à Paris, de Madrid à Londres et Tanger...

Notre avis : Dernier volet de la trilogie Jason Bourne, La vengeance dans la peau se situe dans la droite lignée de l’opus précédent. Avec une équipe artistique et technique similaire, cette nouvelle aventure de l’espion traqué par ses anciens employeurs apporte enfin toutes les réponses laissées en suspens dans les précédents volets, notamment la véritable identité du héros. Pour terminer la série en beauté, les producteurs ont à nouveau fait confiance au réalisateur Paul Greengrass qui avait dynamité La mort dans la peau (2004) par l’emploi d’un style documentaire peu conventionnel dans ce type de production. Continuant ses recherches formelles entamées dans Bloody sunday (2002) et Vol 93 (2006), le cinéaste place ainsi sa caméra au coeur de l’action et ne laisse jamais retomber la pression : sans cesse mobile, l’image est prise de frénésie lors des scènes spectaculaires, donnant une impression de réalisme extrême, plutôt rare dans le genre. Ainsi, les combats sont particulièrement éprouvants et la séquence finale de poursuite en voiture relègue les péripéties de John Mac Lane (Die hard) au rang d’amusement pour petits enfants.
Grâce à un script efficace adapté une fois de plus des romans de Robert Ludlum et à un montage proche de l’hystérie, il se dégage de cette traque effrénée un terrible sentiment d’étouffement et de paranoïa. Désormais, l’ennemi de la démocratie n’est plus à chercher du côté de l’étranger, mais bien à l’intérieur d’un système qui crée lui-même ses propres monstres. Justifiant sa démarche par la peur panique du terrorisme, le gouvernement américain est prêt à sacrifier certains principes constitutionnels fondamentaux afin de "protéger" à tout prix le plus grand nombre. Pourtant, la subversion s’arrête ici puisque le fameux programme est en fait développé par des membres de la CIA, classique bouc émissaire des films hollywoodiens. La vengeance dans la peau est donc avant toute chose un divertissement d’une imparable efficacité, tendu comme un garrot de la première à la dernière minute. Sans aucune pointe d’humour et ne sacrifiant à aucune mode en vigueur à Hollywood, ce spectacle épuisant a le mérite de ne jamais se moquer de son public et c’est déjà beaucoup.

Virgile Dumez


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Les avis des internautes

 

> La vengeance dans la peau - La critique

Par Norman06

Surpassant le précédent épisode, ce volet est un sommet de montage cinématographique et de virtuosité narrative, le style de Greengrass étant ici à son apogée. Moins hitchcockien que l’opus de Doug Liman, il clôt (?) une trilogie majeure. Visionnez les 2 premiers films en DVD avant de vous confronter à celui-ci. Outre Matt Damon, Joan Allen y est remarquable.

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