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Le premier jour du reste de ta vie - la critique

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Note moyenne des internautes :

Un petit chef d’œuvre d’intelligence qui épouse les formes du cinéma commercial pour imposer sa sensibilité lunaire. Brillant.

L’argument : Le Premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d’une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d’autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain.

Notre avis : Ma vie en l’air était prometteur. On a bien fait d’y croire. Rémi Bezançon confirme de manière brillante. Réalisant que depuis Cédric Klapish, le cinéma populaire français n’avait pas connu de révélation incontournable - du genre à suivre immanquablement à chaque nouveau long -, le cinéaste marche sur les traces du bonhomme, dans le ton mélancolique et la bonne humeur, et impose sa propre personnalité rêveuse, fraîche dans ses formes (très commerciales comme le souligne son aisance visuelle) et dans ses personnages (le Duris de L’auberge espagnole et des Poupées russes n’est vraiment pas loin).
Le premier jour du reste de ta vie est gonflé. Le titre, hommage au magnifique titre de Daho (Le premier jour) ne parle pas, a priori, aux caisses du multiplexe. Sa bande annonce du style « grand déballage d’émotions en famille » agace et son affiche est un patchwork difficilement conciliable avec le bon goût commun. Pourtant, malgré ces arguments en bêton pour provoquer son bide, ce deuxième long concentre toutes les qualités de vie pour en faire un carton magistral.
En s’intéressant aux membres d’une famille lambda, fière de son appartenance aux classes moyennes (exit les appartements bourgeois parisiens et le misérabilisme de la rue), Bezançon leur distribue une universalité salvatrice, une dose de magie bienveillante, qui malgré leurs errances, les rend tour à tour drôles et émouvants. Il aime ses personnages et nous conduit à partager ses sentiments avec un soupçon d’autobiographie qui ose plonger le spectateur dans une mise en abîme existentielle vertigineuse. Face à sa caméra le casting prospère. Gamblin est énorme. Zabou aussi. Le jeune casting est à l’unisson.
Plutôt que de se satisfaire de la logique chronologique habituelle, le jeune cinéaste suit l’évolution de cette famille à différents moments de son existence, justifiant ainsi le très audacieux titre. Il les resitue physiquement, professionnellement, émotionnellement et, en chemin, les replace au centre d’un microcosme familial qui prend des allures cosmiques. L’aigreur du troisième âge, la rébellion adolescente, l’arrogance du jeune premier étudiant, la confusion du glandeur, les doutes des parents vieillissants... Dans la peur, chacun cherche sa place. La clairvoyance du réalisateur émeut alors que, sous nos yeux, s’animent des personnalités qu’on a rarement vues aussi attachantes dans ce genre de productions françaises. Que ce soit dans le film de vieux con ou de jeune chébran, la comparaison tourne en sa faveur.
A travers une mise en scène et un montage fantaisistes nourris aux rêves, Bezançon, virtuose, abandonne les illusions pour l’espoir, le cynisme pour la tendresse, celle d’un artiste tout puissant et pourtant vulnérable, vis-à-vis des créatures animés qu’il a forgé dans les fissures de ses propres interrogations. Tout bonnement admirable.

Frédéric Mignard


Les avis des internautes

 

> Le premier jour du reste de ta vie - la critique

Par Charly

Grossière étude de moeurs. http://lesitedelaverite.fr Le Premier Jour du Reste de ta Vie n’est pas juste un mauvais film. D’ailleurs, s’il se contentait de n’avoir rien à dire on pourrait l’oublier très vite ; mais c’est aussi et malheureusement un film qui donne la nausée. Oui, soyons francs, on est proprement mal à l’aise de constater qu’un pareil produit rencontre un tel succès public (plus d’un million d’entrées) alors qu’il échoue pathétiquement dans tout ce qu’il entreprend. A savoir montrer (voire démontrer) (...)

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> Le premier jour du reste de ta vie - La critique

Par Norman06

Sympathique et attachant, le film vaut surtout par ses digressions (la dame au chien, la cave du grand-père...). Loin des réussites de Scola ou des Meilleures années, le récit n’échappe pas aux effets kitsch et à un jeunisme ambiant, cédant aux sirènes de la sensiblerie et des tics de mise en scène (accélérés, bande originale de station FM...). Bezançon serait-il le nouvel auteur à la mode, comme naguère Lelouch, Beineix, ou plus récemment Klapisch ? Reste que cette histoire se laisse voir sans déplaisir et que les acteurs sont tous bons, avec une mention pour Zabou Breitman dont (...)

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